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France

Affaire Bygmalion: la colère des députés UMP

Jérôme Lavrilleux, ancien directeur adjoint de la campagne de Nicolas Sarkozy en 2012, a été entendu mardi par la police judiciaire.
Jérôme Lavrilleux, ancien directeur adjoint de la campagne de Nicolas Sarkozy en 2012, a été entendu mardi par la police judiciaire. KENZO TRIBOUILLARD / AFP

L'UMP tente tant bien que mal de tourner la page de l’ère Copé. Après le directeur général, Eric Cesari, démis lundi, c’est au tour de deux autres cadres du parti, Fabienne Liadzé, la directrice financière, et Pierre Chassat, le directeur de la communication, d’avoir été suspendus de leurs fonctions au lendemain de nouvelles révélations dans l’affaire Bygmalion. Selon le site Mediapart, les dépenses de campagne de Nicolas Sarkozy en 2012 auraient été beaucoup plus élevées que prévues. Elles auraient dépassé le plafond autorisé de 17 millions d’euros à l’Assemblée nationale. Certains députés UMP ont du mal à cacher leur ras-le-bol.

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L’initiative est venue de deux députés de départements ruraux. Deux élus peu habitués des médias, Etienne Blanc et Pierre Morel-A-L'Huissier, ont décidé de porter plainte contre X. L'objectif : tenter d’en savoir plus sur le fond de cette affaire Bygmalion.

« A un moment donné, on ne peut pas rester passif, donc la plainte pénale est une réponse aux militants, explique Pierre Morel-A-L’Huissier, député de Lozère. J'ai d'ailleurs adressé aujourd'hui une lettre à tous mes adhérents en disant : vous m'avez interrogé, ne sachant pas, j'ai déposé une plainte pénale, ce qui me permettra de savoir et de répondre aux questions légitimes qui se posent aujourd'hui ». 

D'autres députés pourraient s’associer à cette plainte, comme l’élue de Marseille, Valérie Boyer : « La grande majorité d'entre nous, on bosse, on est dans nos circonscriptions... Et quand on voit que tout notre travail et l'ensemble de la vie politique est salie par ce genre d'affaire, oui on est en colère ! »

Jérôme Lavrilleux pointé du doigt

Et le ras-le-bol semble gagner du terrain. Ici et là, on commence à réclamer des têtes. Premier visé : Jérôme Lavrilleux, l’homme par qui le scandale est arrivé. 

« Ce qui serait encore mieux, selon Daniel Fasquelle, député du Nord, c'est que de lui-même, il se retire de l'UMP et de son poste de député européen. Mais je ne veux pas donner l'impression de m'acharner sur un homme. Il faut que toutes les responsabilités soient dressées ». 

L’affaire pourrait maintenant venir éclabousser le groupe UMP à l’Assemblée car, lui aussi, a fait appel à Bygmalion entre 2008 et 2013.

→ A (RE)LIRE : France : informations contradictoires sur l’affaire Bygmalion

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