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France

Vote de confiance: les députés frondeurs penchent pour l’abstention

Les députés frondeurs Laurent Baumel (g.) et Jérôme Guedj, lors d'un meeting tenu durant l'université d'été du Parti socialiste, le 30 août 2014.
Les députés frondeurs Laurent Baumel (g.) et Jérôme Guedj, lors d'un meeting tenu durant l'université d'été du Parti socialiste, le 30 août 2014. REUTERS/Stephane Mahe

L’appel que le patron des socialistes vient de lancer aux frondeurs, ce mardi 9 septembre au matin, a une tonalité solennelle en ce jour de rentrée parlementaire. Jean-Christophe Cambadélis demande aux députés réfractaires de faire preuve de « responsabilité politique ». L’heure est critique aujourd’hui dans les rangs socialistes puisque, à une semaine du vote de confiance du gouvernement, ces frondeurs s’orientent vers une abstention collective.

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Les frondeurs ont prévenu avant même l’arrivée du Premier ministre en réunion de groupe : ils veulent s’abstenir en bloc. « Personne d’entre nous ne veut la dissolution. Pas la peine de dramatiser l’enjeu », tempère l'un d'eux à la sortie.

C’est que Jean-Christophe Cambadélis et surtout Manuel Valls ont appelé à la « responsabilité » mardi prochain. « Ce n’est pas un petit vote, c’est un vote majeur pour l’existence même de ce que nous sommes », a dit le Premier ministre aux socialistes. Un pilier de l’Assemblée nationale a renchéri : « On ne peut pas prendre le risque d’accréditer l’idée que puisque la droite n’est pas en état [de gagner] et la gauche en miettes, le FN peut gouverner le pays. »

Le boulet Thévenoud

Et comme si cela ne suffisait pas, les socialistes doivent aussi composer avec l’entêtement de l’éphémère secrétaire d’Etat,Thomas Thévenoud, qui refuse de démissionner de son poste de député.

Manuel Valls, qui s’est exprimé, dit lui-même qu’il est atterré par le comportement de ce député et, prononcer son nom devant ses collègues, c’est s’assurer de les voir accablés. « On a tout fait pour le convaincre de démissionner », disent-ils tous. « On lui a rappelé le mauvais climat dans le pays. Qu’est-ce que vous voulez qu’on fasse de plus. On a utilisé toute la palette de sanctions à notre disposition. C’est maintenant aux électeurs de trancher », s’emporte un conseiller de Matignon.

Un autre rajoute : « On en a suffisamment parlé et je suis lassé de répondre sur ce sujet. » Pourtant un responsable de l’Assemblée nationale le prédisait hier : « Le cas Thévenoud, ça va sûrement être la première question que la droite va nous poser dans l’hémicycle ». D'autant que le patron des députés UMP, Christian Jacob a demandé ce mardi au ministre du Budget Christian Eckert de saisir la commission des infractions fiscales, « pour savoir s'il y a eu fraude ». Les questions au gouvernement reprennent dès ce mercredi 10 septembre.

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