Accéder au contenu principal
France/Politique

Conflit d’intérêts à l’UMP: Nicolas Sarkozy signe un gros chèque

Le président des «Républicains» Nicolas Sarkozy, en novembre 2014.
Le président des «Républicains» Nicolas Sarkozy, en novembre 2014. REUTERS/Gonzalo Fuentes

Le tout nouveau patron de l'UMP Nicolas Sarkozy vient de rembourser plus de 363 000 euros à son parti. Il s'agit des pénalités qui lui avaient été infligées en raison du rejet de ses comptes de campagne en 2012. L'UMP les avait alors prises en charge. Mercredi 3 décembre, Nicolas Sarkozy a donc décidé de les rembourser. Un geste purement politique, explique son entourage.

Publicité

« Ce n'est pas l'aveu d'une faute ou d'une erreur », explique-t-on dans l'entourage de Nicolas Sarkozy. C’est simplement la volonté d'éviter un « possible conflit d'intérêts ». Nicolas Sarkozy vient d'être élu à la tête de l’UMP alors que la formation est toujours partie civile dans cette affaire du paiement de ses pénalités. « Il a donc jugé de son devoir de régler ainsi ce possible conflit d’intérêts », souligne Henri Guaino. Des voix s'étaient élevées avant l'été - notamment dans les rangs fillonistes - pour s'interroger sur la validité d'un tel paiement par l'UMP de ces fameuses pénalités qui auraient dû être acquittées personnellement par l'ex-candidat à la présidentielle. C'est ce qui avait justifié l'ouverture d'une information judiciaire.

Selon le Conseil constitutionnel, Nicolas Sarkozy a trop dépensé durant sa campagne. La haute instance a donc refusé de rembourser ses frais et l'UMP a lancé un appel aux dons pour payer la note. Mais ce non-remboursement allait de pair avec une pénalité : 363 615 euros. Là encore, c'est l'UMP qui a mis la main à la poche.

Deux commissaires aux comptes s'interrogent : était-ce vraiment au parti de payer une amende infligée à Nicolas Sarkozy en son nom propre ? Ils en réfèrent au parquet qui ouvre une enquête préliminaire. Les juges poursuivent ensuite avec une information judiciaire. Une procédure est donc enclenchée pour abus de confiance, complicité et recel.

Difficile pour Nicolas Sarkozy de présider un parti qui a déposé une plainte le visant, même si ce n'est qu'indirectement. « Il met un terme encore une fois à la possibilité d’un conflit d’intérêts et il est normal que ça vienne maintenant après la parution des notes de Bercy et après son élection à la tête de l’UMP », affirme Henri Guaino. Le geste vise donc à éteindre la polémique qu'auraient pu entretenir ses adversaires. Mais le remboursement de la somme ne met pas un terme à la procédure.

NewsletterRecevez toute l'actualité internationale directement dans votre boite mail

Page non trouvée

Le contenu auquel vous tentez d'accéder n'existe pas ou n'est plus disponible.