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CGT: les militants ne peuvent décider de l'avenir de Thierry Lepaon

Thierry Lepaon, secrétaire général de la CGT, le 3 octobre 2014.
Thierry Lepaon, secrétaire général de la CGT, le 3 octobre 2014. AFP PHOTO / BERTRAND GUAY

Une première réunion du bureau exécutif de la CGT s'est tenue ce vendredi matin, avant celle mardi toujours à Montreuil près de Paris des 56 membres de la commission exécutive de la CGT. Toujours un seul ordre du jour : Thierry Lepaon doit-il quitter son poste de secrétaire général ?

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Pas de coup de théâtre à la CGT ce vendredi. Thierry Lepaon, empêtré dans une série d'affaires, n'a pas démissionné. Mais son sort n'est pas pour autant scellé.

Il semblerait que la stratégie adoptée par le numéro 1 du principal syndicat français soit de gagner du temps pour convaincre. Aucun des membres du comité exécutif n'a demandé sa démission ce vendredi. Mardi prochain, plus délicat, ce sont les 56 membres de la commission exécutive qui se réuniront pour apporter ou non leur soutien au secrétaire général de la centrale syndicale. Ultime réunion avant celle du « parlement » de la confédération qui doit se tenir avant le 16 décembre. 150 membres, pour un débat plus large et peut-être aussi plus expéditif.

Le parlement, en effet, est le seul à pouvoir révoquer le numéro 1 de la CGT. Autant l'affaire de la rénovation de l'appartement de Thierry Lepaon et celle de son bureau, pour 170 000 euros en tout au frais des militants avait fait jaser, autant les 30 000 euros d'indemnités de départs perçues pour son passage de la CGT Normandie à la direction centrale de la CGT ne passent pas du tout chez les militants qui sont nombreux à demander un peu de ménage et du changement à la tête de la confédération.

« Balayage »

Ainsi, au siège de la grande centrale syndicale, à Montreuil (est de Paris), les militants comme Françis Rodriguès se disent troublés par ces affaires, choqués par les 30 000 euros d'indemnités perçues leur numéro 1. Des affaires qui détournent l'attention de la CGT de sa vraie mission, explique le militant Roger Domard :

« Sa responsabilité en tant que dirigeant syndical, c'est d'aider les salariés à combattre la politique qui est menée par le gouvernement. Or actuellement, il ne le fait pas. On attend ça de lui, rien d'autre. »

Ces affaires nuisent à l'image même du syndicat, estime un autre militant Patrick Poutier : « Quand on veut être un syndicat puissant, essayer de regrouper, faire venir des jeunes à nous, on ne va pas se comporter de la même façon que l'on peut reprocher à d'autres, en politique ou au Medef. A la CGT comme ailleurs, il doit y avoir un grand balayage et un peu plus de démocratie. C'est trop pyramidal. »

Mais les militants, tout remontés qu'ils sont, ne siègent pas au parlement et n'ont, en quelque sorte, pas leur mot à dire. Le parlement est le seul habilité à révoquer, ou non, le secrétaire général de la CGT. Thierry Lepaon, s'il trouve des alliés en nombre suffisant, pourrait finalement, qui sait, rester à son poste.

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