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France

Plan Vigipirate: la fatigue guette les forces de l'ordre

Des CRS sécurisent un centre de la communauté juive à Nice, le 3 février 2015, dans le cadre du plan Vigipirate.
Des CRS sécurisent un centre de la communauté juive à Nice, le 3 février 2015, dans le cadre du plan Vigipirate. AFP PHOTO / VALERY HACHE

Quatre mois après les attentats contre Charlie Hebdo et l'Hyper Cacher, le plan Vigipirate est toujours maintenu à son niveau maximum en région parisienne, le niveau alerte attentat. Un certain nombre de lieux considérés comme sensibles sont surveillés en permanence. Mais cette mobilisation pèse sur les forces de l'ordre qui commencent à manifester leur fatigue.

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Les sièges des médias, les lieux communautaires juifs ou musulmans, ces lieux considérés comme sensibles sont constamment surveillés, depuis les attentats de Paris en janvier dernier.

Mais quatre mois de faction, sept jours sur sept, c'est long et usant, estime Nicolas Comte. « Vous avez des fonctionnaires de manière de plus en plus fréquente qui développent des problèmes de dos, des problèmes d'articulation, affirme le secrétaire général adjoint de Unité-SGP Police FO. Très concrètement, [une faction], c'est six à huit heures debout, avec un gilet pare-balles de douze kilos et avec une arme qui va en peser trois ou quatre autour du cou. »

Face aux arrêts de travail qui se multiplient, le gouvernement a revu sa stratégie. Le plan Vigipirate reste à son niveau maximum. Mais pour un certain nombre de lieux, les gardes statiques vont devenir dynamiques. « C'est un véhicule qui de manière aléatoire va surveiller un, deux ou trois points, explique Nicolas Comte. Cette surveillance aléatoire permettra de ne pas savoir exactement quand [la voiture] va passer. D'autre part, nous serons plus vigilants car plus reposés. »

Pour lui, cette solution permet d'assurer la sécurité des lieux sensibles tout en ménageant les effectifs. Une combinaison indispensable, souligne le syndicaliste, pour tenir sur la longueur face à une menace évolutive.

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