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France

Réforme du collège en France: chacun campe sur ses positions

Najat Vallaud-Belkacem et Bruno Le Maire débattent de la réforme du collège, le 21 mai sur iTélé et Europe 1.
Najat Vallaud-Belkacem et Bruno Le Maire débattent de la réforme du collège, le 21 mai sur iTélé et Europe 1. Capture d'écran iTélé

Le débat télévisé aura duré une heure et aura parfois tourné à la foire d'empoigne. La ministre française de l'Education nationale, Najat Vallaud-Belkacem, était opposée jeudi soir au député UMP Bruno Le Maire. Au menu, la controversée réforme du collège, un texte combattu par la droite et de nombreux syndicats d'enseignants. Mme Vallaud-Belkacem et M. Le Maire, en pointe de la contestation, ont échangé leurs points de vue, sans bien entendu se convaincre.

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Sur Europe 1 et iTélé, les deux adversaires se sont rendus coup pour coup, chacun défendant bec et ongles ses positions. Najat Vallaud-Belkacem s’est d’abord justifiée sur la publication au Journal officiel, dès mercredi, du décret d’application de la réforme : « Cette réforme du collège, a rappelé la ministre, elle était prévue dans la loi de refondation de l'école qui a été adoptée il y a 22 mois. On peut même considérer, d'une certaine façon, que ce décret d'application est bien tardif par rapport à la date d'adoption de cette loi de refondation de l'école. »

Publier ce décret en pleine controverse, Bruno Le Maire y a vu au contraire une provocation, un coup de force. Très en pointe sur ce dossier, le député UMP n’a eu de cesse, tout au long du débat, de s’en prendre à une réforme qui va selon lui accroître les inégalités. L’élu de droite accuse également la ministre de vouloir « niveler par le bas » la formation des élèves. « Vous voulez empêcher les meilleurs de devenir encore meilleurs, et ceux qui ont des difficultés de progresser. Moi, j'estime qu'au contraire, il faut savoir reconnaitre le talent de chacun », a plaidé le député.

Si la ministre de l’Education a rappelé sa détermination à mener à bien cette réforme, Bruno Le Maire a pour sa part répété que la droite abrogerait ce texte si elle revenait au pouvoir en 2017. Le débat aura parfois tourné à la foire d’empoigne, comme lorsque Mme Vallaud-Belkacem a lancé à son interlocuteur et à l'ancien gouvernement Sarkozy-Fillon qu'il représente : « Vous avez saccagé l'Education nationale, pour employer un terme qui me semble parfaitement approprié. » Ce à quoi l'ancien ministre a répondu : « Vous êtes en train de la saccager vous aussi, madame Vallaud-Belkacem. »

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