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France

Publicité pour l’alcool: vers la fin de la loi Evin ?

Depuis 25 ans, la publicité pour les d'alcool est encadrée voire interdite dans la plupart des médias.
Depuis 25 ans, la publicité pour les d'alcool est encadrée voire interdite dans la plupart des médias. FLICKR / Frédéric BISSON

Un amendement de la loi Macron, examiné à l’Assemblée ce lundi, prévoit de modifier la réglementation de la publicité pour l’alcool, encadrée par la loi Evin. Le gouvernement s’oppose à la modification de cette loi adoptée il y a 25 ans.

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Quelques lignes ont suffi à provoquer la colère des associations de prévention de l’alcoolisme. Cet amendement, proposé par le sénateur républicain Gérard César, vise à préciser le cadre delaloi Evin, qui réglemente la publicité pour l’alcool depuis 1991.

« L’abus d’alcool est dangereux pour la santé »

Depuis 25 ans, la publicité pour les marques de bière, spiritueux et autres alcools est interdite à la télévision, au cinéma et dans la presse destinée aux jeunes. La loi est plus souple concernant la radio, où ce type de publicité est autorisé excepté le mercredi et les autres jours de la semaine entre 17h et minuit.

Les marques d’alcool peuvent en revanche communiquer sur les affiches, les brochures commerciales et sur internet, à condition d’apposer la mention bien connue : « L’abus d’alcool est dangereux pour la santé ».

Communication ou publicité ?

Pour le sénateur Gérard César, cette loi n’est pas assez précise car certains messages sont considérés comme de la publicité, alors qu’ils relèvent selon lui de la communication. Une différence qu’il souhaite donc éclaircir avec cet amendement.

Ce viticulteur de profession estime que pour qu’un message soit considéré comme de la publicité, il faut que l’émetteur ait un intérêt direct à la vente du produit mais aussi que les consommateurs eux-mêmes considèrent ce message comme étant de la publicité. Cette précision permettrait par exemple aux journalistes de traiter un sujet lié à l’alcool sans risque de procès, un cas précis qui, pour Gérard César, relève de la communication et non de la publicité pour l’alcool.

L’alcool responsable de 49 000 morts par an

Mais pour les associations de prévention de l’alcoolisme, ainsi que pour Claude Evin, auteur de la loi qui porte son nom, cet amendement faciliterait la publicité pour l’alcool et menacerait donc la réglementation issue du texte entré en vigueur en 1991. Une inquiétude que partage l’actuelle ministre de la Santé Marisol Touraine, qui a appelé ce lundi à « ne pas changer la loi Evin ».

Pour les opposants à l’amendement, les dangers liés à l’alcool sont trop importants pour être minimisés. En France, 49 000 personnes meurent chaque année à cause de l’alcool, ce qui en fait la deuxième cause de mortalité précoce après le tabac.

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