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France

En France, une proposition pour reloger des réfugiés dans des HLM

Des migrants à l'entrée de leurs tentes dans le camp situé près de la gare parisienne d'Austerlitz, le 14 juin.
Des migrants à l'entrée de leurs tentes dans le camp situé près de la gare parisienne d'Austerlitz, le 14 juin. AFP PHOTO / JOEL SAGET

L'idée de loger des réfugiés dans des habitations à loyer modéré (HLM) vides a été lancée par la présidente du Haut comité pour le logement des personnes défavorisées. Marie-Arlette Carlotti affirme que plus de 77 650 HLM sont actuellement inoccupés. Une proposition qui n’est pas si aisée à mettre en place.

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Le Haut comité pour le logement des personnes défavorisées, propose de « mobiliser une partie du parc social laissé vacant pour loger les réfugiés ». Dans un communiqué publié en début de semaine, Marie-Arlette Carlotti précise que ces réfugiés disposent « d’un statut clair » et ne sont donc « pas en concurrence avec d’autres publics en grande précarité ». En tout, ce sont « 77 310 logements sociaux [qui] sont aujourd’hui en attente de locataires ».

Complexité légale et politique

Mais accueillir les réfugiés dans les HLM, c’est d'abord compliqué sur le plan légal. A l'heure actuelle, la loi française interdit le favoritisme dans l'attribution des HLM. Les offrir aux familles de réfugiés qui arrivent actuellement nécessiterait de modifier la loi, ou du moins quelques textes de procédure pour rendre les réfugiés « prioritaires ».

Une démarche qui rend l'idée de Marie-Arlette Carlotti compliquée sur le plan politique, ensuite. Le Front national n'a pas attendu bien longtemps avant de dénoncer cette volonté d'attribuer les HLM aux réfugiés alors que « tant de familles continueront d'attendre un logement social », écrit Florian Philippot. Le vice-président du mouvement juge l'idée « révoltante ».

Les causes de l'inoccupation

Il ne s’agirait en fait de ne consacrer qu'une partie de ces HLM vides, précise Marie-Arlette Carlotti et, qui plus est, une partie de logements vides depuis plusieurs mois voire plusieurs années. La raison de cette inoccupation : les logements ne trouveraient pas preneurs, y compris parmi les demandeurs de logements sociaux.

Si ces logements sont vides, c'est donc précisément parce qu'ils se situent, pour la plupart, dans des zones durement touchées par la crise. Or, une fois logés, leur statut reconnu et leurs papiers obtenus, les réfugiés risqueraient alors d’être, en plus, confrontés à la difficulté de trouver du travail, vecteur d’intégration.

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