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Climat

COP21: un nouveau texte présenté ce mercredi

Laurent Fabius, président de la COP21, espère trouver un compromis d'ici demain.
Laurent Fabius, président de la COP21, espère trouver un compromis d'ici demain. REUTERS/Jacky Naegelen

Peu d’informations filtrent sur l’avancée des négociations à la COP21. Les 196 délégations (195 pays + Union européenne) ont poursuivies ce mardi leurs consultations, encadrées par 14 ministres « facilitateurs ». La présidence française de la conférence ne ménage pas ses efforts, elle organise des réunions informelles, fait régulièrement le point pour sentir la température des négociations. Ce mercredi, Laurent Fabius, le président de la COP21, veut présenter un nouveau projet d’accord.

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La nuit a été longue au Bourget. La présidence française de la COP et les 196 délégations ont travaillé d’arrache-pied sur les 20 pages du projet d’accord sur le climat. Et les choses se sont accélérées depuis hier soir. Laurent Fabius, le président de la conférence de Paris sur le climat, a annoncé devant les délégations qu’il leur présentera à 13h un nouveau texte, une version nettoyée de l’accord.

Cette version s’appuie sur le document élaboré la semaine dernière par les négociateurs et intègre les nouvelles propositions faites jusqu’à présent. Après avoir laissé discuter les ministres pendant deux jours, Laurent Fabius reprend les choses en main. « Une nouvelle étape des négociations commencent ce mercred», a-t-il déclaré hier soir en séance plénière, baptisée Comité de Paris.

Il s’agit d’identifier clairement les questions qui fâchent encore afin de pouvoir trouver des compromis d’ici demain. Fidèle à sa méthode d’écoute mais en même temps respectueux du calendrier, Laurent Fabius souhaite que l’accord sur le climat soit adopté vendredi prochain à 18 h.

Nous allons essayer de parvenir à un texte équilibré. Le climat est bon, la confiance est là, maintenant il reste à travailler le jour, la nuit, pour arriver à l’accord que le monde attend.

Alors certes, il reste des points de bocages, comme sur le financement ou les objectifs climatiques à long terme, mais les consultations tous azimuts que Laurent Fabius mènent depuis lundi ont créé un climat de confiance. Beaucoup de délégations ont salué en public le travail de la présidence française. Fait rare, Laurent Fabius a eu droit à des applaudissements lorsqu’il a levé la séance de travail hier soir.

 → Retrouvez aussi notre site spécial et notre dernier webdocumentaire consacrés à la COP21.


 ■ A la COP21, le secteur privé veut aussi s'engager

A la COP21, un panorama de contributions du monde de l'entreprise a clos le Business Forum. Ce forum international a réuni des chefs d'entreprise du monde entier. Des solutions déclinées dans 30 secteurs d'économie différents pour prouver l'engagement du secteur privé dans le financement des défis climatiques de la planète.

Les chefs d'entreprise affichent un front commun pour lutter contre les changements climatiques. Leur but : aller plus loin que les négociateurs, entreprendre des actions concrètes et lancer des engagements à long terme.

Ainsi, ils sont 65 PDG de grands groupes favorables à l'intégration de la tarification carbone dans leurs stratégies entrepreneuriales. Quelque 114 entreprises du monde s'engagent à mettre en place des audits internes sur la réduction de leur empreinte carbone et à publier ces informations dans leurs rapports annuels. Et en France près de 40 grands groupes sont signataires du Manifeste des entreprises pour le climat.

Mais cela n'est toujours pas suffisant. Jean-Louis Chaussade, PDG de Suez Environnement, deuxième groupe mondial de la gestion de l’eau et des déchets : « Le point central, c’est : "faut-il donner un prix au carbone?" Et la réponse de quasiment toutes les entreprises, c’est oui. Mais elles disent aussi qu’elles ont besoin d’une visibilité de moyen-long terme sur le prix du carbone et son évolution. Je pense que c’est un élément clé de la révolution climatique que nous voulons mener avec la grande problématique de l’eau, le premier signe du réchauffement climatique. »

L'accord de Paris donnera un cadre à l'économie verte, mais ce sera aux citoyens et aux entreprises de faire ensuite la différence.

Cela représente un travail considérable parce qu’il va falloir réduire les différences et arriver à un compromis. […] Nous allons essayer de parvenir à un texte équilibré. Le climat est bon, la confiance est là, maintenant il reste à travailler le jour, la nuit, pour arriver à l’accord que le monde attend.
 

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