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France / Libye

Pour Le Drian, le groupe EI veut mettre la main sur le pétrole libyen

Sur cette capture d'écran vidéo, réalisée par l'agence américaine de surveillance Site à partir d'un média jihadiste, trois combattants supposés appartenir au groupe Etat islamique courent vers une centrale électrique dans la ville de Sirte, le 9 juin 2015
Sur cette capture d'écran vidéo, réalisée par l'agence américaine de surveillance Site à partir d'un média jihadiste, trois combattants supposés appartenir au groupe Etat islamique courent vers une centrale électrique dans la ville de Sirte, le 9 juin 2015 AFP PHOTO / HO / SITE INTELLIGENCE GROUP

Le groupe Etat islamique (EI), déjà ancré sur les côtes libyennes, commence à progresser « vers l'intérieur » de la Libye a déclaré lundi 14 décembre le ministre français de la Défense, Jean-Yves Le Drian. Ce dernier en appelle à l'union des gouvernements libyens afin de combattre cette menace de plus en plus précise qui tenterait de mettre la main sur les ressources pétrolières du golfe de Syrte.

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L'organisation de l'Etat islamique en Libye ne compte que 3000 combattants, selon le ministère français de la Défense, mais des renforts viennent renforcer le groupe EI dans son bastion de Syrte. Les experts des mouvements jihadistes évoquent notamment des combattants soudanais et libyens de retour de Syrie. Une offensive serait en préparation vers Agdabiya, verrou important vers le golfe de Syrte et les bassins pétroliers. « Ils sont à Syrte, ils étendent leur territoire sur 250 km de côte, mais ils commencent à pénétrer vers l'intérieur et à avoir tentation d'accès à des puits de pétrole. Donc il faut absolument que cessent les conflits intra-libyens, sinon le vainqueur militaire, ce sera Daech », estime Jean-Yves Le Drian.

Face à l'organisation de l'Etat islamique, deux gouvernements libyens qui jusque-là ne sont pas parvenus à s'entendre, des forces armées très morcelées, sans compter les signaux inquiétants aussi dans l'ouest de la Libye, à Sabratha, située entre la frontière tunisienne et la capitale Tripoli. C'est là qu'une présence de l'organisation s'est manifestée ces derniers jours ; c'est là aussi que, selon des sources sécuritaires tunisiennes et françaises, se trouve le camp d'entraînement où les commandos responsables des attaques du musée du Bardo et de Port el-Kantaoui (Sousse), en Tunisie, ont été formés.

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