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Politique / NKM

Régionales: NKM en voie d'éviction de la direction des Républicains

L'ancien président Nicolas Sarkozy aux côtés de Nathalie Kosciusko-Morizet pour son premier meeting des municipales, le 10 février 2014.
L'ancien président Nicolas Sarkozy aux côtés de Nathalie Kosciusko-Morizet pour son premier meeting des municipales, le 10 février 2014. REUTERS/Charles Platiau

Au lendemain du deuxième tour des Régionales, le parti Les Républicains a réuni, le lundi 14 décembre 2015, son bureau politique. Après une contre-performance de la droite aux élections, la réunion devait permettre de réfléchir à une nouvelle réorientation du parti. Nicolas Sarkozy ne veut plus d'une numéro deux qui le contredit en permanence. Nathalie Kosciusko-Morizet (NKM) se sait menacée, mais assume sa liberté de parole.

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La tension monte au sein des Républicains. Lors du Bureau politique des Républicains qui s’est tenu le lundi 14 décembre, la ligne politique du parti était au coeur des discussions. Première décision de Nicolas Sarkozy : le remaniement de l'équipe dirigeante. Dans son viseur, Nathalie Kosciusco-Morizet.

Pour cause, la numéro deux a été l’une des deux voix sur 67 à voter contre le « ni-ni » – ni retrait, ni fusion – lundi 7 décembre 2015, au lendemain du premier tour. Elle a défendu une ligne mesurée plus centriste contre la stratégie « à droite toute ».

« Je ne vais pas vendre mes convictions pour une place. Je trouve d’ailleurs curieux, au moment où on annonce un débat sur la ligne, de penser évincer ceux qui ne sont pas d’accord ; croire que le parti se renforce en s’épurant, c’est une vieille idée stalinienne », a déclaré ce lundi Nathalie Kosciusko-Morizet à la sortie du Bureau politique.

« Le parti se renforce en débattant »

Alors que des voix annoncent l’éviction de la députée de l’Essonne du parti, de son côté, l’entourage de Nicolas Sarkozy a démenti ces informations.

Nathalie Kosciusko-Morizet pourrait donc quitter la direction du parti en janvier 2016, Nicolas Sarkozy veut un état-major derrière lui soudé, qui le soutienne, en vue de la primaire et peut-être aussi de 2017.

« Je pense que le parti se renforce en débattant et c’est justement le débat dont on a besoin, au lendemain du jour où le Front national a fait son plus haut score de l’histoire », a ajouté NKM.

Pour la numéro deux, il ne faut pas oublier que la victoire de la droite en PACA et dans le Nord, et la victoire du Rassemblement républicain, ont été possible grâce aux voix de la gauche.

« L'exclusion n'est jamais une bonne réponse »

« L'exclusion n'est jamais une bonne réponse », a déclaré Alain Juppé. Le candidat à la primaire de la droite et du centre en vue de l'élection présidentielle de 2017 interroge : « Tout est question de savoir comment on conçoit le parti. Est-ce qu'il peut y avoir des opinions diverses ou est-ce qu'on doit être en colonne par un ? »
 

NKM, possible candidate à la primaire, ne serait pas la seule à faire les frais de cette purge. Jean-Pierre Raffarin devrait lui aussi quitter son poste. Il ne veut pas se représenter à la présidence du Conseil national. Il avait lui aussi, voté contre le « ni-ni » la semaine dernière.

Le débat sur la ligne politique est reporté au Conseil national des 13 et 14 février prochains.

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