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France

Environ quatre millions de Français victimes d’inceste

Une victime d’inceste parle en moyenne 16 ans après les faits selon une enquête Ipsos de 2010.
Une victime d’inceste parle en moyenne 16 ans après les faits selon une enquête Ipsos de 2010. Getty Images/Imgorthand

« Tous les enfants ne sont pas pressés d'être à Noël ». C’est le slogan d'une campagne choc lancée par l’Association internationale des victimes d’inceste après les résultats d’une enquête sidérante. Un sondage selon lequel quatre millions de Français auraient été victimes d'attouchements ou de viols par un membre de leur famille. L'inceste reste un tabou dans notre société mais il est pénalement répréhensible.

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C'est un crime invisible. Un secret bien gardé de l'enfance. Il aura fallu un sondage anonyme, sur internet, pour révéler l'ampleur de ce phénomène en France. 6% des Français, soit quatre millions de personnes, auraient été victimes d'inceste.

Ce traumatisme sourd a des répercussions bien connues. Les victimes d’incestes sont, dans leur vie, quatre fois plus nombreuses que les autres à sombrer dans la dépression et quinze fois plus nombreuses à faire une tentative de suicide.

Aujourd'hui, en France, l'inceste est un crime inscrit dans le code pénal et il passible de 20 ans de prison. Toute personne ayant connaissance d'un inceste sur mineur doit le révéler aux autorités, même sans preuves, car garder pour soi un tel secret peut être puni de 3 ans d'emprisonnement et de 45 000 euros d'amende. Cela vaut également pour les médecins, d'habitude tenus au secret professionnel.

Dans le sondage, 3 personnes sur 10 connaissent personnellement quelqu'un victime d'une relation incestueuse.

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