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France

Loi Travail: «le temps est pourri, la loi El Khomri aussi»

Le cortège parisien, rassemblant plusieurs milliers de personnes, s'est élancé vers 13h30, sous une grosse pluie et dans les fumigènes.
Le cortège parisien, rassemblant plusieurs milliers de personnes, s'est élancé vers 13h30, sous une grosse pluie et dans les fumigènes. REUTERS/Christian Hartmann

En France, le bras de fer se poursuit entre les opposants à la loi Travail et le gouvernement. Pour les syndicats des salariés et les associations lycéennes et étudiantes, ce jeudi devait être une démonstration de force. La CGT, Force ouvrière, l’Unef ou encore la FIDL sont parvenus à mobiliser largement. Dans toute la France on compte près de 390 000 manifestants, selon les autorités, 1,2 million, selon les syndicats. Des violences par endroits ont émaillé les cortèges. A Paris, les manifestations sont parties en début d’après-midi de la place d'Italie.

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On peut dire qu’il y a deux constantes dans la manifestation d’aujourd’hui : la pluie et les mêmes revendications, ce qui donne des slogans : « Le temps est pourri, la loi El Khomri aussi ».

Sur les banderoles portées par les jeunes, on peut lire aussi « la jeunesse debout  », « oui au travail, non à l’esclavage ».

Alors les étudiants et les lycéens se répètent de manifestation en manifestation. Ils demandent le retrait pur et simple de la loi portée par Myriam El Khomri. Quand on tend les micros à ces jeunes, ils ne s’arrêtent pas forcément sur des points précis de la loi Travail, mais parlent d’un recul des droits sociaux. Ils citent leurs aînés. Ils se sont battus pendant quarante ans et d’un revers de main, le gouvernement balaie ces acquis sociaux et donne tous les pouvoirs aux patrons.

Bonnet enfoncé jusqu’aux sourcils, Louis, étudiant en sciences économiques, dit que puisque François Hollande a reculé face à la déchéance de la nationalité, alors il pourrait le faire avec la réforme du Code du travail, à condition bien sûr que la jeunesse reste mobilisée.

En tête de cortège, Jean-Claude Mailly, secrétaire général de Force ouvrière a affiché sa colère et sa détermination. Pour lui aussi le texte devrait être tout simplement retiré.

On a un problème de philosophie générale sur ce texte […] Le président de la République a été sage hier. Il a retiré son projet sur la déchéance de la nationalité, il faudrait qu’il soit sage encore aujourd’hui et qu’il comprenne que ce projet ne passe pas.

Ambiance tendue

William Martinet, le président de l’Unef, évoque quant à lui déjà un succès avec une dizaine d’universités et près de 300 lycées bloqués en France. En province également on était également très nombreux à battre le pavé. 1,2 million de personnes ont manifesté en France, selon les syndicats CGT et FO, soit près de trois fois plus de monde dans les rues qu'il y a deux semaines. A Paris, la préfecture a dénombré entre 26 000 et 28 000 manifestants. Les syndicats appellent a de nouveaux rassemblements les 5 et 9 avril jusqu'au retrait du projet de réforme du Code du travail.

Des manifestations largement pacifiques, mais en marge des cortèges, on note quelques affrontements entre manifestants et policiers. A Paris, certains jeunes cagoulés ont lancé des projectiles sur les forces de l'ordre, de même qu'à Rennes, à Rouen et Grenoble ou à Marseille dans le sud. A Nantes, des jeunes ont affronté la police qui a fait usage de canons à eau. En tout, une cinquantaine de personnes ont été interpellées et une vingtaine de policiers blessés. Le porte-parole du gouvernement, Stéphane Le Foll, a appelé « tout le monde au calme ».

Le policier filmé la semaine dernière en train de frapper un manifestant lycéen au sol a été placé ce jeudi matin en garde à vue.

 

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