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France / Télécom

Suicide à France Télécom: Didier Lombard renvoyé en correctionnelle

Dider Lombard, lors d'une conférence à Paris, le 9 juin 2010.
Dider Lombard, lors d'une conférence à Paris, le 9 juin 2010. AFP/ERIC PIERMONT

Après sept ans d'enquête sur une vague de suicide chez France Télécom entre 2006 et 2009, le parquet de Paris demande le renvoi en procès pour harcèlement moral de l'opérateur de télécommunications français, devenu Orange, et de Didier Lombard. L’ancien PDG est très contesté pour son management musclé.

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Lorsqu'il prend la tête de l'opérateur historique en 2005, Didier Lombard décide de redresser la barre d'un groupe très endetté. La facture s’élève à près de 50 milliards d'euros. Et il y parvient.

Pour arriver à ses fins, il impose une restructuration drastique : le licenciement de plus de 20 000 personnes, en s'appuyant sur des départs volontaires plus ou moins brutalement contraints.

En 2006, cet ingénieur présente son plan en ces termes : « Je ferai ces départs d'une façon ou d'une autre, par la fenêtre ou par la porte. »

« Un climat professionnel anxiogène »

Le parquet de Paris veut le poursuivre aujourd'hui pour des « agissements répétés » visant à « déstabiliser les employés » et à « créer un climat professionnel anxiogène ».

Ces méthodes de management sont sous les feux des projecteurs en 2009, lorsque 20 employés de France Télécom se suicident en moins de deux ans. Entre 2006 et 2009, 60 personnes se sont donné la mort.

Des suicides que Didier Lombard, aujourd’hui âgé de 74 ans, qualifie alors de « mode ». Accroché à ses fonctions, l'homme finit par céder son poste en 2010 à Stéphane Richard.

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