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France

Renseignement: comment Squarcini a utilisé la DCRI au bénéfice du camp Sarkozy

(Archive) Le Premier ministre François Fillon entouré de son directeur de cabinet Jean-Paul Faugere (G) et Bernard Squarcini, patron de la Direction centrale du renseignement intérieur (DCRI), le mardi 28 septembre 2010 à Matignon.
(Archive) Le Premier ministre François Fillon entouré de son directeur de cabinet Jean-Paul Faugere (G) et Bernard Squarcini, patron de la Direction centrale du renseignement intérieur (DCRI), le mardi 28 septembre 2010 à Matignon. AFP / MIGUEL MEDINA

En France, l'enquête sur Bernard Squarcini, ex-patron de la Direction centrale du renseignement intérieur (DCRI) sous la mandature de Nicolas Sarkozy, révèle que l'ancien maître espion a gardé de nombreuses entrées dans la police. Nos confrères du journal «Le Monde» ont eu accès au dossier de l'instruction. Il apparaît que Bernard Squarcini a privatisé la DCRI au bénéfice du camp Sarkozy.

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Bernard Squarcini fait partie de ces hauts fonctionnaires ouvertement sarkozystes mis sur la touche en 2012. Pourtant après ce départ forcé, Bernard Squarcini, dit le « squale », a continué à s'activer dans l'ombre du renseignement intérieur. L'enquête des juges Tournaire et Buresi jette une lumière crue sur ses agissements peu orthodoxes.

Mis en examen pour entrave aux investigations, compromission, trafic d'influence, le « squale » l'a même avoué dans le bureau des juges « j'ai changé d'activité, mais j'ai gardé un esprit identique ». Une phrase qui en dit long et qui prend tout son sens au regard des nombreuses écoutes téléphoniques versées au dossier.

Ainsi, lorsqu'éclate l'affaire Jérôme Cahuzac, l'entourage de Nicolas Sarkozy n'hésite pas à le soliciter pour savoir si les services disposent d'éléments pouvant prouver que François Hollande connaissait l'affaire depuis longtemps. Le maître espion n'aura aucun mal a obtenir des notes confidentielles. Des notes qui ne disent pas grand chose d'ailleurs, mais l'affaire révèle cependant que Bernard Squarcini est toujours chez lui à la DCRI rebaptisé depuis DGSI.

Dans le monde du renseignement, le chef reste le chef, et l'instruction indique qu'il ne dédaigne pas tremper dans la petite politique française toujours au service de son ami Nicolas Sarkozy.

→ à (re)lire: Bernard Squarcini, un as du renseignement sur le grill

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