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Liban / Macron

A Beyrouth, Macron plaide pour une «morale de l'action» dans la crise syrienne

Emmanuel Macron lors d'un discours à l'Ecole supérieure des affaires de Beyrouth, le 23 janvier 2017.
Emmanuel Macron lors d'un discours à l'Ecole supérieure des affaires de Beyrouth, le 23 janvier 2017. ANWAR AMRO / AFP

Le candidat à la présidentielle française, Emmanuel Macron, fait campagne au Liban. Il a entamé ce lundi 23 janvier, une visite de trois jours au Proche-Orient, qui le conduira aussi en Jordanie. A Beyrouth, hier, dans une école de commerce francophone, il a défendu ses projets de révolution économique et sociale pour la France, devant un parterre d'étudiants, d'entrepreneurs libanais et d'expatriés.

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Avec notre correspondante à Beyrouth, Laure Stephan

Emmanuel Macron, à la tête du mouvement « En marche », a fait salle comble hier soir à Beyrouth, et visiblement séduit en défendant ses ambitions pour la France.

En marge de son discours, le candidat à la présidentielle n'a pas échappé aux questions sur le premier tour de la primaire à gauche : « La règle, quand on est à l’étranger, c’est qu’on ne commente pas la vie politique nationale française. Donc je me tiendrai à cette règle parce que je pense qu’elle est de bon aloi. »

Mais c'est bien sûr, dans une ville située à une centaine de kilomètres de Damas, sur le conflit syrien que l'ancien ministre a été surtout interpellé. Emmanuel Macron plaide pour un rééquilibrage de la diplomatie française, sur une ligne pro-opposition depuis 2011 : « Assad est un dirigeant qui a failli, il n’y a pas de compromission à avoir. L’erreur qui a été faite, de droite et de gauche, a été à un moment de faire de la destitution de Bachar el-Assad un préalable à tout. Il faut une solution politique, inclusive, en Syrie qui doit être construite avec l’ensemble des parties prenantes. »

Constuire la paix

Prié par un journaliste de dire s'il considère Bachar el-Assad comme un criminel, Emmanuel Macron n'a pas répondu. Il dit revendiquer une « morale de l'action » plutôt qu'une « morale des bons sentiments » : « La France, elle n’est pas là pour décerner des bons points ou des mauvais points, à qui que ce soit. Elle est là pour construire la paix. C’est bien plus compliqué et ça suppose de ne pas faire des petites phrases. »

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