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France / Mali

Otages d’Arlit : le rôle trouble du général Puga

Le général Benoît Puga, ici le 14 février 2014, à l'Elysée.
Le général Benoît Puga, ici le 14 février 2014, à l'Elysée. AFP PHOTO /ERIC FEFERBERG

Le reportage diffusé jeudi 26 janvier sur France 2, intitulé «Otages d'Etat», livre des  révélations sur les dessous de la libération des otages d’Arlit (Niger), détenus dans le nord du Mali, et sur le lien avec l’assassinat des deux envoyés spéciaux de RFI Ghislaine Dupont et Claude Verlon, le 2 novembre 2013, à Kidal. Deux dossiers dont les liens apparaissent au grand jour. Et parmi les zones d'ombres abordées dans ce reportage, le rôle joué par le général Puga, chef d’état-major particulier de Nicolas Sarkozy et François Hollande.

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Le général Benoît Puga est le seul chef d'état-major à avoir été rattaché successivement à deux présidents de la République, Nicolas Sarkozy puis François Hollande. Le reportage diffusé par France 2 revient sur son rôle en avril 2012, lorsqu'il bloque in extremis la libération de Marc Féret, l'un des otages d'Arlit.

« On a des documents qui attestent que c’est bien lui qui a pris la décision d’annuler au dernier moment, trois jours avant le second tour de l’élection présidentielle française, une opération de libération au Niger. Il le justifie en expliquant que le contexte politique est inopportun », rapporte Geoffrey Livolsi, coauteur du reportage Otages d'Etat.

Le président Nicolas Sarkozy, alors en fonction, ne fait aucun commentaire. Sa conseillère en communication assure qu'il n'était pas au courant. Mais Jacques Myard, député Les Républicains et membre de la délégation parlementaire aux renseignements, n'y croit pas une seconde. « Si le général Puga a eu des informations, il en a référé au président de la République et, bien évidemment, la décision a été prise par le président de la République. On est dans un domaine où aucun chef d’état-major particulier ne peut agir seul », affirme Jacques Myard.

Jointes par RFI, d'autres sources politiques ou sécuritaires partagent cette analyse. Certains justifient même le blocage élyséen par le montant jugé trop élevé de la rançon. Deux des ex-otages d'Arlit, restés captifs 18 mois supplémentaires, ont déposé une plainte contre X pour « complicité de séquestration en relation avec une entreprise terroriste. »

→ (RE)VOIR le replay d'Envoyé spécial du 26 janvier 2017 : Otages d'Etat

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