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Présidentielle 2017

Présidentielle 2017: la cause animale ne préoccupe pas encore tous les candidats

Depuis Valéry Giscard d'Estaing, il y a toujours au moins un chien à l'Elysée.
Depuis Valéry Giscard d'Estaing, il y a toujours au moins un chien à l'Elysée. Wamiz

Même si une très grande majorité de Français se déclare concernée par les questions touchant à la condition animale, le sujet n’a que rarement été évoqué durant la campagne électorale. Un collectif regroupant 26 associations a interpellé les candidats sous la forme d’un questionnaire. Certains y ont répondu et d’autres pas. Ou pas encore.

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Même si, à maintenant deux semaines du premier tour de la présidentielle, les onze candidats ont probablement – c’est une image – d’autres chats à fouetter, on peut écrire que la cause animale n’est pas au centre de leurs préoccupations. Ce désintérêt n’est cependant pas général puisque, sur les onze aspirants à l’Elysée, Marine Le Pen, Nicolas Dupont-Aignan, Jacques Cheminade, Benoît Hamon et Jean-Luc Mélenchon ont manifesté au cours de leur campagne un intérêt plus soutenu que les autres au sort des animaux. C’est du moins ce qu’a pu constaterAnimalPolitique (en un seul mot), un collectif qui regroupe 26 associations de protection animale dont les plus connues sont la SPA, 30 Millions d’Amis, la Fondation Brigitte Bardot, L214 ou encore PETA.

Pour mettre les politiques devant leurs responsabilités, ce collectif a proposé aux candidats de répondre à une consultation très complète qui comprend trente questions portant sur les conditions d’élevage, la maltraitance ou encore la réforme de la chasse et l’abolition des corridas. Un autre système de notation a même été étendu par L214 à toutes personnalités politiques du pays, toutes régions et tous partis confondus. On se souvient qu’il a fallu la diffusion de vidéos extrêmement choquantes filmées en caméra cachée dans des abattoirs pour qu’une commission parlementaire préconise des mesures pour atténuer la souffrance animale. Mais on reste encore loin du compte.

Pour un secrétariat d’Etat à la cause animale

Signe que la condition animale est à la fois une préoccupation majeure et un sujet qui manque encore de poids sur l’échiquier politique, un Parti animaliste a vu le jour au mois de novembre, une représentation qui existe déjà aux Pays-Bas depuis 2002 et qui compte même, depuis 2014, une députée néerlandaise au Parlement européen (elle avait recueilli 4,2% des voix aux élections européennes dans son pays sous l’étiquette du Parti pour les animaux) .

Allant dans le même sens, un manifeste signé en octobre par 24 intellectuels dont le biologiste Matthieu Ricard, la philosophe Elisabeth de Fontenay et le psychiatre Boris Cyrulnik ont demandé que soit créé dans les prochains gouvernements un secrétariat d’Etat à la condition animale. Les candidats à la présidentielle et aux législatives auraient évidemment tort de se désintéresser de ce sujet qui touche une majorité de la population dans un pays où 60 millions d’animaux de compagnie partagent la vie d’un habitant sur deux.

Selon une enquête réalisée par Wamiz, le premier média en ligne sur les animaux de compagnie, 43% des personnes interrogées étaient encore indécises sur leurs intentions de vote lors d’une enquête d’opinion réalisée fin février auprès de 3 200 propriétaires d’au moins un animal de compagnie. Et 93% d’entre elles avouaient qu’elles donneraient plus facilement leur voix à un candidat sensible à la cause animale.

Trop absents de la campagne

« Le sujet de la cause animale a été survolé dans cette campagne et relativement absent des grands débats » regrette Laure Gautherin, la rédactrice en chef du site Wamiz qui estime que l’on note « un engagement seulement partiel sur ces sujets-là ». Parmi les principales priorités relevées par le site Wamiz auprès des internautes, trois sujets viennent en tête : être plus strict face à la maltraitance, durcir les peines encourues par les coupables et l’interdiction des expériences en laboratoire. Les maîtres aimeraient aussi que les soins de leurs compagnons reviennent moins cher : plus de 29% voudraient voir se créer des dispensaires vétérinaires pour les animaux des personnes à faibles revenus et 59,4% souhaitent la création d'une sécurité sociale pour leur compagnon à poils, à plumes ou à écailles. 

L’association L214 Ethique et animaux a noté les 11 candidats à la présidentielle en fonction de huit critères : Expérimentation, Chasse, Corrida, Droit animal, Fourrure, Elevage, Animaux de compagnie et Zoo/cirques. En cliquant sur chaque nom, vous obtenez les notes attribuées à chaque candidat par L214 : François Asselineau   Nathalie Arthaud   Jacques Cheminade   Nicolas Dupont-Aignan   François Fillon   Benoît Hamon   Jean Lassalle   Marine Le Pen   Emmanuel Macron   Jean-Luc Mélenchon  Philippe Poutou
 

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