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Présidentielle française

Marine Le Pen se pose en garante de «l'alternance fondamentale»

Marine Le Pen au soir du premier tour de la présidentielle, à Hénin-Beaumont, le 23 avril 2017.
Marine Le Pen au soir du premier tour de la présidentielle, à Hénin-Beaumont, le 23 avril 2017. REUTERS/Pascal Rossignol

Selon les premières estimations de notre partenaire Ipsos, Marine Le Pen s'est qualifiée dimanche 23 avril pour le second tour de la présidentielle française avec près de 21,7% des suffrages, derrière le candidat d'En marche !, Emmanuel Macron. Dans son discours, la candidate du Front national a salué un «résultat historique».

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« La première étape qui doit conduire les Français à l'Elysée est franchie », a déclaré Marine Le Pen de son fief d’Hénin-Beaumont, dans le nord de la France, dimanche soir, après l’annonce des résultats du premier tour. Une qualification qui n’est pas une surprise. Depuis des mois, tous les instituts de sondage la donnaient au second tour.

Dans un discours d’à peine cinq minutes, devant un parterre de militants, la présidente du Front national a qualifié son score d’« historique ». Selon les premières estimations de notre partenaire Ipsos, Marine le Pen est arrivée deuxième derrière le candidat d'En marche !.

La candidate du FN a exprimé sa « plus profonde gratitude » à ses électeurs. Ce résultat, a-t-elle estimé, « fait reposer sur moi désormais la responsabilité immense de la défense de la nation française, de son unité, de sa sécurité, de sa culture, de sa prospérité et de son indépendance ».

La deuxième étape pour elle, c’est bien sûr le second tour. Et ce « plafond de verre » évoqué par les analystes et qu’elle espère cette fois briser pour parvenir au pouvoir. Lors de sa première campagne, en 2012, elle était arrivée troisième avec 17,90% des voix au premier tour.

Un appel aux « patriotes sincères »

Dans sa déclaration, Marine Le Pen a donc très vite mis le cap sur le second tour, qui sera le choix, a-t-elle affirmé, entre « la grande alternance » et« la dérégulation ».

Selon elle, le 7 mai, les Français devront désormais choisir entre « une dérégulation totale, sans frontières et sans protections », et « la France des frontières qui protègent nos emplois, notre pouvoir d'achat, notre sécurité, notre identité nationale ».

Une « grande alternance » qui verra l’émergence « d’autres politiques, d’autres visages », espère-t-elle.

Maine Le Pen s’en est également pris à son adversaire du second tour, Emmanuel Macron. « Ce n'est évidemment pas avec l'héritier de François Hollande et de tous les échecs de ce quinquennat catastrophique que cette alternance tant attendue viendra », a-t-elle lancé.

« Il n'a échappé à aucun Français que le système a cherché par tous les moyens, même les plus contestables, à étouffer le grand débat politique qu'aurait dû être cette élection », a-t-elle fustigé, faisant allusion à ses mises en cause dans plusieurs affaires pendant la campagne.

« Il est temps de libérer le peuple français d'élites arrogantes », a lancé Marine Le Pen. « C'est la survie de la France qui est en jeu ».

Pour finir, la « candidate du peuple » a lancé « un appel » aux « patriotes sincères » pour « sortir des querelles périmées, des a priori et des ressentiments ».

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