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France

Législatives: Marine Le Pen annonce sa candidature à Hénin-Beaumont

Des affiches de la candidate Marine Le Pen lors de l'élection présidentielle, le 3 mai 2017.
Des affiches de la candidate Marine Le Pen lors de l'élection présidentielle, le 3 mai 2017. REUTERS/Eric Gaillard

Marine Le Pen a annoncé ce jeudi 18 mai à la télévision française qu’elle sera candidate aux élections législatives dans le Pas-de-Calais. Battue à la présidentielle et aux régionales, la présidente du Front national se présente donc à un troisième scrutin en un an et demi.

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« Oui, je serai candidate », a annoncé Marine Le Pen sur TF1. « Je n'imaginais pas ne pas être à la tête de mes troupes dans une bataille que je considère comme fondamentale », a ajouté la présidente du FN. Face à « cette collusion qui existe aujourd'hui entre les socialistes et Les Républicains autour de ce gouvernement et du nouveau président de la République, il faut à l'évidence des députés sans complaisance », a estimé la candidate frontiste.

Alors qu'elle a tardé à faire connaître son choix, Marine Le Pen assure ne pas avoir « particulièrement hésité ». « J'ai juste attendu pour rendre publique ma décision », a-t-elle précisé. La présidente du Front national n’avait guère le choix. Fragilisée par sa large défaite à la présidentielle et surtout par son débat d’entre-deux-tours raté face à Emmanuel Macron, Marine Le Pen se devait de reprendre la main et de rassurer une base frontiste déjà perturbée par le retrait de la vie politique de Marion Maréchal-Le Pen.

La présidente du FN se présente donc à Hénin-Beaumont, comme en 2012. Il y a cinq ans, elle avait échoué d’un cheveu à conquérir cette 11e circonscription du Pas-de-Calais. Cette fois, Marine Le Pen part largement favorite. Dans cette circonscription, elle a obtenu au second tour de la présidentielle plus de 58 % des suffrages, soit l’un de ses meilleurs scores au plan national.

L’objectif de la candidate frontiste est donc clair : l’emporter le plus nettement possible le mois prochain pour faire oublier ses échecs à la présidentielle et aux régionales. Et ainsi réaffirmer son autorité sur un parti qui, depuis dix jours, apparaît en pleine tourmente. Entre la fin de l’alliance avec Dupont-Aignan et les tensions internes consécutives à la création par le contesté Florian Philippot d’une association souverainiste en son sein, la formation d’extrême droite traverse aujourd’hui une vraie période de trouble.

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