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Syrie / France

Syrie: Emmanuel Macron ne fait pas du départ de Bachar el-Assad une priorité

Cette position d'Emmanuel Macron officialise et renforce un virage pris après les attentats de novembre 2015 à Paris.
Cette position d'Emmanuel Macron officialise et renforce un virage pris après les attentats de novembre 2015 à Paris. REUTERS/Philippe Wojazer

Le président français Emmanuel Macron a énoncé la politique française à l’égard du conflit syrien dans un long entretien accordé à huit journaux européens, publié ce jeudi. Et s’il y a bien un élément à retenir, c’est que le départ du président syrien Bachar el-Assad n'est désormais plus une priorité pour la France, dont l'objectif numéro un est de lutter contre les groupes terroristes en Syrie. Dans cet entretien, Emmanuel Macron évoque également les relations avec la Russie et les Etats-Unis dans le cadre du conflit syrien.

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« Je n’ai pas énoncé que la destitution de Bachar el-Assad était un préalable à tout. Car personne ne m’a présenté son successeur légitime ». Voilà comment Emmanuel Macron officialise pour la première fois une position qui avait déjà été esquissée par son prédécesseur depuis novembre 2015, suite aux attentats qui avaient frappé Paris.

Bachar el-Assad ne représente pas pour autant l’avenir pour la Syrie, mais comme le précise le président français « ma conviction profonde est qu’il faut une feuille de route diplomatique et politique ». Emmanuel Macron définit donc dans cet entretien les lignes de la politique française à l’égard de la Syrie. Son premier objectif est la lutte contre le terrorisme, « ce sont eux nos ennemis », précise-t-il.

Le deuxième objectif est d’obtenir une stabilité en Syrie, sans pour autant imposer la démocratie, car elle ne se fait pas à l’insu du peuple précise Emmanuel Macron qui cite en exemple les échecs libyen ou irakien.

Troisièmement, il faut respecter les lignes rouges prédéfinies, en l’occurrence les armes chimiques et l’accès humanitaire. Emmanuel Macron a déjà prévenu Vladimir Poutine : la France, tout comme les Etats-Unis, interviendra en cas d’utilisation d’armes chimiques. Enfin, il espère parvenir à une stabilité à moyen terme ce qui signifie selon lui un respect des minorités. Un entretien riche en enseignement dans lequel le président ne mentionne étonnamment jamais le rôle des Nations Unies dans le règlement de ce conflit.

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