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France

France: le plan du gouvernement pour la rénovation énergétique des bâtiments

le ministre de la Cohésion des territoires, Jacques Mézard, et son homologue de la Transition écologique et solidaire, Nicolas Hulot. le 23 novembre.
le ministre de la Cohésion des territoires, Jacques Mézard, et son homologue de la Transition écologique et solidaire, Nicolas Hulot. le 23 novembre. LUDOVIC MARIN / AFP

Rénover un quart du parc immobilier de l'Etat en cinq ans et 500 000 logements par an : le gouvernement a dévoilé ce vendredi 24 novembre de nouvelles mesures pour améliorer la performance énergétique des bâtiments, et envisage même d'instaurer un « bonus-malus » écologique sur les logements.

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C'est dans une copropriété en cours de rénovation complète du 12e arrondissement de Paris que le ministre de la Cohésion des territoires, Jacques Mézard, et son homologue de la Transition écologique et solidaire, Nicolas Hulot, ont choisi de se déplacer pour annoncer ce plan.

Il s'agit d'un enjeu majeur pour la transition énergétique, puisque les bâtiments résidentiels et tertiaires représentent 45 % de la consommation du pays en énergie. Le gouvernement a dévoilé ce vendredi de nouvelles mesures : il prévoit de rénover un quart du parc immobilier de l'Etat en cinq ans et 500 000 logements par an.

Et il envisage même d'instaurer un « bonus-malus » écologique sur les logements. Certains crient déjà à l'écologie punitive. Mais le ministre de la Transition écologique et solidaire Nicolas Hulot s’en défend.

Redonner de la valeur

« On est dans l’incitatif. Si on invite les propriétaires à rénover, on redonne de la valeur, estime le ministre. Donc là aussi, tout le monde est gagnant. Aujourd’hui isoler un logement, c’est lui redonner de la valeur. Il y a plusieurs propositions sur la table : moduler les droits de mutation, regarder sur la taxe foncière. »

A l'issu de sa visite d'une copropriété en cours de rénovation à Paris, Nicolas Hulot a assuré que ces options étaient étudiées avec prudence. « On va regarder tout cela et on va le regarder d’autant plus finement que, comme le président a annoncé hier qu’on allait regarder aussi la fiscalité locale, on va essayer évidemment que tout ça ne se chevauche pas. Mais on ne le fait pas dans la brutalité. On va écouter les professionnels, les associations. Mais par contre, avant la fin du premier trimestre, on va décider. »

Le gouvernement a déjà prévu de réformer certaines de ces aides, comme le CITE (crédit d'impôt pour la transition énergétique), qui sera transformé en prime en 2019 et exclura à la mi-2018 certains travaux (fenêtres et portes d'entrée notamment). Le plan gouvernemental vise aussi la rénovation de 150 000 « passoires thermiques » par an, ces logements les plus énergivores.

On sait bien que la transition énergétique est nécessaire, indispensable et on a pas attendu monsieur Hulot pour faire des travaux. Mais on ne veut pas le faire sous la contrainte. On ne veut pas le faire avec des systèmes où c'est l'Etat qui vient nous contrôler.

Jean Perrin

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