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France

France: Philippe promet 5 milliards d’euros pour redynamiser les centres-villes

Le Premier ministre français Edouard Philippe a présenté à Cahors son plan pour donner un second souffle aux centres-villes (photo d'illustration).
Le Premier ministre français Edouard Philippe a présenté à Cahors son plan pour donner un second souffle aux centres-villes (photo d'illustration). REUTERS/Stephane Mahe

Depuis mercredi soir, le Premier ministre a délocalisé Matignon dans cette ville du Lot, département rural du sud-ouest de la France pour la deuxième Conférence des territoires. Devant cette instance de dialogue entre l’Etat et les collectivités locales, le chef du gouvernement a annoncé un plan de 5 milliards d’euros sur 5 ans pour redynamiser les centres-villes.

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Avec notre envoyé spécial à Cahors, Julien Chavanne

Pour Edouard Philippe, revitaliser les centres-villes est d’abord un enjeu politique : « Notre pays est confronté depuis des années à des vitrines fermées, des immeubles dégradés, des rues délaissées qui nourrissent un sentiment d’abandon aux lourdes conséquences. »

Son plan se découpe en deux. D’abord, faire revenir les habitants en rendant les centres plus confortables. Cinq milliards d’euros seront mobilisés en grande partie sous forme de prêts pour réhabiliter des logements.

Deuxième champ d’action : faciliter le retour des commerces par un allégement des procédures.

Tour de France

Et le Premier ministre ira sur le terrain. Edouard Philippe fera un grand tour de la France rurale au premier semestre prochain, « afin d’écrire ensemble un autre récit des territoires et que demain, dans cinq ans, dans dix ans, on ne parle plus de territoires périphériques, mais de territoires agiles, de territoires connectés, de territoires solidaires. »

Toujours pour s’adresser à cette France des oubliés, Edouard Philippe veut aussi s’occuper de la fracture numérique. Le gouvernement s’est engagé à mettre toute la France en très haut débit, d’ici à 2022.

Visites au pas de course

Vendredi, le Premier ministre a passé sa journée dans le Lot au pas de course, visitant inq villes en quelques heures, parcourant ainsi plus de 200 kilomètres.

A Figeac, ville de naissance de Jean-François Champollion, il y a eu la visite du musée dédié à l’égyptologue, un passage à la médiathèque de la ville, un échange avec un agriculteur et des lycéens. Le chef du gouvernement a cherché à cocher toutes les cases, à se montrer à l’écoute des communes rurales.

Cette délocalisation a permis au chef du gouvernement de médiatiser un dossier géré par Matignon, d’exister à côté de l’omniprésent Macron.

Le sondage paru dans Le Figaro doit l’encourager. Edouard Philippe gagne dix points de popularité en trois mois. Mais quand on l’interroge sur cette enquête d’opinion, le Premier ministre préfère évacuer : « Je n’ai pas envie de parler de ça. Pardon, mais ce qui m’intéresse, c’est Figeac, Figeac, Figeac, Le Lot. »

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