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France / Terrorisme

Attentat du drugstore: Carlos retourne devant la justice

Ilich Ramirez Sanchez, alias Carlos, lors de son procès à Paris le 28 mars 2017 pour l'attentat du drugstore Publicis.
Ilich Ramirez Sanchez, alias Carlos, lors de son procès à Paris le 28 mars 2017 pour l'attentat du drugstore Publicis. Benoit PEYRUCQ / AFP

Figure du terrorisme anti-impérialiste des années 1970-80, Carlos est jugé ce lundi 5 mars en appel dans l'affaire de l'attentat contre le drugstore Publicis, à Paris, en 1974. Il a été condamné en première instance à la perpétuité. Le drame avait fait deux morts et 34 blessés.

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Il est 17h10 ce 15 septembre 1974. Depuis le restaurant en mezzanine du drugstore du boulevard Saint-Germain, un homme lance une grenade dans la galerie marchande située en contrebas. L'explosion fait deux morts et 34 blessés.

Les enquêteurs découvrent que la grenade provient d'un lot unique dérobé par la bande à Baader sur une base militaire en Allemagne. Les juges d'instruction iront jusqu'au Japon pour entendre d'anciens activistes qui accuseront le Vénézuélien Ilich Ramirez Sanchez, alias Carlos.

Pour l'accusation, l'attentat du drugstore visait à accélérer la libération d'un Japonais, membre de l'Armée rouge japonaise (ARJ), arrêté à Orly et dont un commando venait également d'exiger la remise en liberté lors d'une prise d'otages à l'ambassade de France à La Haye. L'ARJ était proche d'une branche du Front populaire de libération de la Palestine dont Carlos était devenu l'un des bras armés en Europe.

Lors du procès en première instance qui s'est tenu en mars 2017, plusieurs témoignages étaient venus appuyer cette thèse. Un ancien compagnon d'armes du « Chacal » avait ainsi assuré que celui-ci lui avait raconté avoir jeté une grenade. Carlos avait lui-même revendiqué cette action dans une interview parue fin 1979 dans le magazine El Watan Al Arabi. Un entretien que l'intéressé a ensuite affirmé n'avoir jamais donné.

A l'issue de deux semaines de procès, la cour avait suivi les réquisitions du ministère public, estimant que « tous les éléments accumulés durant l'enquête » convergeaient vers le « révolutionnaire professionnel » autoproclamé, aujourd'hui âgé de 68 ans. Elle l'avait condamné à la réclusion criminelle à perpétuité.

Les avocats de la défense avaient quant à eux dénoncé « procès politique joué d'avance » et relevant, plus de 40 ans après les faits, de la « paléontologie judiciaire », dénoncent-ils. Les avocats de Carlos plaideront donc l'aquittement. Le guérillero, incarcéré en France depuis son arrestation en 1994, a déjà été condamné deux fois à la peine maximale pour trois meurtres en 1975 et quatre attentats à l'explosif en 1982 et 1983.

(Avec AFP)

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