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Union européenne / Edouard Philippe

Européennes: Edouard Philippe en campagne discrète

Ce jeudi après-midi, Edouard Philippe a défendu à Glaire, une commune rurale de 920 habitants, l'ouverture des marchés devant une trentaine d'élus locaux.
Ce jeudi après-midi, Edouard Philippe a défendu à Glaire, une commune rurale de 920 habitants, l'ouverture des marchés devant une trentaine d'élus locaux. RFI/Julien Chavanne

Il y a neuf jours, Emmanuel Macron animait à Epinal la première « consultation citoyenne » sur l'Europe devant plus de 300 personnes. Jusqu'au mois d'octobre, le gouvernement à l'intention d'aller à la rencontre des Français pour écouter ce que les Français ont à dire sur l'Europe. Ce jeudi 26 avril, c'est le Premier ministre qui s'est prêté à l'exercice. Edouard Philippe s'est rendu dans les Ardennes, dans le nord-est du pays. Une façon de faire campagne en vue des Européennes, mais la méthode est bien différente entre le président et son Premier ministre. Reportage.

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Avec notre envoyé spécial à Glaire,  Julien Chavanne

Aux paillettes du meeting d'Epinal du chef de l'Etat, Edouard Philippe a, lui, préféré des petites salles, sans caméras. D'abord devant une soixantaine d'apprentis à Charleville-Mézières, puis face à une trentaine d'élus de petites villes dans un gymnase de Glaire.

Assis, micro en main, le Premier ministre se montre à l'écoute des préoccupations concrètes de cette France rurale. Travailleurs détachés, accord commercial avec l'Amérique du Sud, délocalisations... les inquiétudes sont nombreuses, les solutions plus rares. Mais pour le chef du gouvernement, l'important, c'est de se parler. « On a rarement une discussion tranquille, nuancée, et une discussion, pas un discours, consacrée à l’ordre », souligne-t-il.

Edouard Philippe fait en réalité le service après-vente de l'action du gouvernement. Un an avant les Européennes, l'opération a évidemment des visées électorales.

Aurélie Lamere est adjointe au maire d'une ville de 5 000 habitants. Elle est lucide sur les intentions de l'exécutif : « Ça serait quand même un peu naïf de le nier. Je pense qu’à un moment voilà, on n’est pas devant des lapins de six semaines, donc forcément je pense qu'effectivement derrière il y a des stratégies. »

La campagne d'Edouard Philippe pour les Européennes se veut donc discrète, modeste, et sur des terres difficiles, comme pour répondre aux critiques sur un pouvoir déconnecté des réalités quotidiennes.

(Re) lire : Consultations citoyennes: le pari d’Emmanuel Macron pour relancer l’Europe

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