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Nouvelle-Calédonie

Nouvelle-Calédonie: à six mois du référendum, Macron met en garde Nouméa

Le président de la République française Emmanuel Macron à Nouméa, en Nouvelle-Calédonie, le 5 mai 2018.
Le président de la République française Emmanuel Macron à Nouméa, en Nouvelle-Calédonie, le 5 mai 2018. AFP/Ludovic Marin

Samedi, Emmanuel Macron a fait un discours d’une heure pour évoquer le passé et l’avenir de la Nouvelle-Calédonie. A six mois du référendum sur l’indépendance de l'archipel, devant 300 invités triés sur le volet, le président de la République a joué les équilibristes pour ne pas froisser un camp ou l’autre, mais en envoyant un signal à ceux qui sont tentés par l’indépendance.

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Avec notre envoyé spécial à Nouméa, Anthony Lattier

Emmanuel Macron a joué les équilibristes en Nouvelle-Calédonie. Pendant tout son périple, il a cherché à donner des gages aux uns et aux autres. Président au-dessus de la mêlée, il refuse de prendre parti pour le référendum. Mais son discours final a pris un ton différent.

Dans ce discours, le chef de l'Etat est d’abord revenu sur l’histoire de la colonisation française et a prononcé ces mots à l’intention de la communauté kanake : « Jamais nous n’oublierons les douleurs de la colonisation, avec la ségrégation des Kanaks parce qu’ils étaient Kanaks. Il faut le dire sans détour. Le combat des Kanaks pour retrouver leur dignité était juste. »

Le président de la République française Emmanuel Macron assiste à une cérémonie traditionelle à Noumea, en Nouvelle-Calédonie, le 5 mai 2018.
Le président de la République française Emmanuel Macron assiste à une cérémonie traditionelle à Noumea, en Nouvelle-Calédonie, le 5 mai 2018. AFP/Ludovic Marin

Le passé et l’avenir

A l’approche du référendum sur l'indépendance de l'archipel, Emmanuel Macron ne donne pas sa préférence : « Ce n’est pas au chef de l’Etat de prendre position sur une question qui n’est posée qu’aux seuls Calédoniens. Une telle position d’ailleurs ne ferait que perturber et biaiser le débat. »

Mais ayant dit cela, le président a brandi la menace d’un autre rattachement forcé en cas d’indépendance, un rattachement à la Chine : « Dans cette région du globe, la Chine est en train de construire son hégémonie pas à pas. Il ne s’agit pas de soulever les peurs, mais de regarder la réalité. »

Le chef de l’Etat a dessiné ensuite l’avenir d’une nouvelle Calédonie qui resterait française, pour laquelle il a un projet de développement et un rôle à faire jouer dans sa stratégie régionale : « La France ne serait pas la même sans la Nouvelle Calédonie ».

Que se passera-t-il après le référendum ? C’est sa préoccupation majeure : tout faire pour que ce vote « ne fasse pas reculer l’Histoire ». « Il ne tient qu’à vous d’y parvenir », a lancé le chef de l’Etat en forme de défi.

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