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France / Immigration internationale

Gérard Collomb veut évacuer les campements de migrants «à bref délai»

Les campements dans le nord-est de Paris, et notamment près du canal St-Martin (photo), ne cessent de grossir.
Les campements dans le nord-est de Paris, et notamment près du canal St-Martin (photo), ne cessent de grossir. Reuters

Dans un communiqué, le ministre de l’Intérieur français Gérard Collomb a annoncé une évacuation « à bref délai » des campements de migrants à Paris. Il s'en prend à l'absence de mesures prises par la mairie de Paris pour éviter aux camps de se reformer après les évacuations mais également à la mauvaise gestion de l’hébergement à Paris.

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Cela fait plusieurs semaines maintenant que les milliers de migrants installés dans des campements parisiens sont pris entre deux feux.

Il y a d'un côté Anne Hidalgo, la maire, qui en appelle à l'Etat pour leur évacuation et de l'autre, Gérard Collomb, le ministre de l'Intérieur, qui estime que c'est à la ville de s'occuper de leur mise à l'abri, selon l'expression consacrée par les autorités.

C'est finalement Gérard Collomb qui a craqué et qui annonce ce mercredi l'évacuation des 2 300 migrants installés dans la capitale « à bref délai », selon son communiqué.

La situation devenait en effet de plus en plus urgente. Les conditions sanitaires de ces campements se dégradent au point d'être alarmantes, selon des ONG et le Haut-Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR).

Ce bras de fer entre la mairie et le ministère n'aura donc fait qu'empirer la situation, mais il est assumé des deux côtés. Personne ne voulait revêtir le costume de méchant flic avec même un brin de cynisme du côté de Gérard Collomb qui, selon nos confrères de RTL, n'hésite pas à confier à ses proches, que tout ce qui peut embêter la maire de Paris est bon à prendre à deux ans des élections municipales.

Une attitude que déplorent les associations d'aide aux migrants. Pour Pierre Henry, directeur général de France terre d'asile, ces polémiques n'ont « aucun sens », Paris n'étant selon lui pas responsable de l'afflux de migrants sur son territoire. Selon lui, cette question relève de l'Etat, avec l'aide des collectivités. « Ça fait près de 40 ans que 40% des demandes d'asile se concentrent en Ile-de-France, et demain il y aura d'autres arrivées, prévient-il au micro de RFI. Et si on ne veut plus voir de campements dans Paris, qu'il y ait un dispositif de premier accueil réparti sur l'ensemble du territoire ! »

(Ré) écouter : Le camp de migrants de la Villette à Paris (Reportage France)

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