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France

France: EDF annonce un an de retard supplémentaire pour l'EPR de Flamanville

Vue générale du site de l'EPR de Flamanville.
Vue générale du site de l'EPR de Flamanville. REUTERS/Benoit Tessier

C'est un chantier qui n'en finit pas. Celui de la centrale nucléaire nouvelle génération dans l'ouest de la France : L'EPR de Flamanville. EDF annonce son ouverture avec un an de retard supplémentaire, au mieux pour le 4e trimestre 2019. L'énergéticien doit corriger ou refaire certaines soudures non conformes, ce qui va de nouveau alourdir la facture du réacteur nucléaire, de 400 millions d'euros. Le projet a déjà 5 ans de retard, et coûte désormais 11 milliards d'euros, soit trois fois plus que le budget initialement prévu.

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EDF ne veut prendre aucun risque. Un nouveau problème affecte le réseau de tuyauterie secondaire de la centrale. En clair, les grandes conduites, qui transportent de la vapeur, doivent être rigoureusement soudées entre elles pour assurer l'étanchéité du réseau. Mais l'entreprise a détecté des problèmes dans les soudures. Sur les 150 jonctions, près de 60 devront au mieux-être réparées, au pire remplacées.

« Cet événement a évidemment freiné la belle dynamique qui était engagée depuis trois ans sur le chantier, et aujourd'hui nous le regrettons. C'est vraiment l'état d'esprit d'EDF par rapport à cette situation », explique Xavier Ursat, le directeur exécutif chargé de l'ingénierie et des nouveaux projets nucléaires chez EDF.

Fessenheim restera en service en attendant

Les travaux complémentaires commenceront dans quelques semaines. La centrale de Fessenheim dans l'est de la France doit donc rester en service d'après EDF. Sa mise à l'arrêt définitive était pourtant prévue en 2016 par le président François Hollande. Une prolongation inacceptable pour Charlotte Nigeon porte-parole de l'association Sortir du nucléaire.

« On a une centrale qui est dangereuse, qui est en fin de vie. Rendre la fermeture de Fessenheim tributaire des aléas du chantier de Flamanville, ça n'a pas de sens, c'est une invention d'EDF. Faut arrêter de laisser les rênes de la politique énergétique dans les mains d'EDF », estime-t-elle.

« Le gouvernement joue de ça pour dire "on va encore décaler la fermeture de Fessenheim, parce qu’on ne peut pas ouvrir Flamanville", mais on pourrait dès aujourd’hui, quel que soit le calendrier prévu pour l’ouverture de l’EPR de Flamanville, décider de la fermeture de Fessenheim. Les deux ne sont pas liés », estime Jean-François Julliard, directeur général de Greenpeace. Fessenheim est la doyenne des centrales françaises. En 2019, elle aura fonctionné pendant 41 ans.

C'est un échec cuisant. EDF ne relancera pas la filière nucléaire avec l'EPR, c'est évident.

Jean-François Julliard

→(Re)écouter: Nucléaire: nouveaux déboires pour l’EPR de Flamanville

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