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Black Friday: des grèves chez Amazon dans plusieurs pays d'Europe

Bad Hersfeld, Allemagne, le 23 novembre 2018. Près de 620 employés d'Amazon ont participé aux grèves, selon la compagnie.
Bad Hersfeld, Allemagne, le 23 novembre 2018. Près de 620 employés d'Amazon ont participé aux grèves, selon la compagnie. REUTERS/Andreas Buerger

Les salariés du géant américain profitent à leur manière du Black Friday. Ils sont nombreux ce vendredi à suivre le mot d'ordre délivré par le hashtag #AmazonNousNeSommesPasDesRobots. Déjà au mois de juillet, ils avaient conduit une action intitulée Prime Day. Les salariés des centres logistiques d'Allemagne, d'Espagne, et de Grande-Bretagne ont choisi ce vendredi, jour du Black Friday, pour protester, alors que les enseignes multiplient les ventes flash.

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Dans plusieurs pays d'Europe, les employés d'Amazon réclament de meilleures conditions de travail. Ils ont profité du Black Friday, jour de consommation mondiale massive, pour le faire entendre.

En Espagne, dans la banlieue de Madrid, le plus grand site logistique, qui emploi près de 1 500 personnes est quasiment à l'arrêt, plus aucun camion ne rentre n'y ne sort. En Allemagne, les salariés exigent une convention collective afin que leurs heures supplémentaires soient rémunérées à l'identique de ce qui se fait ailleurs. Quant à la Grande-Bretagne, les syndicats d'Amazon dénoncent des conditions de travail « inhumaines » comme l'interdiction de se rendre aux toilettes ou l'obligation de travailler debout pour une femme enceinte.

Des accusations que la direction d'Amazon réfute. Dans un communiqué, la multinationale souligne qu'elle sait fidéliser ses salariés car ils y restent plusieurs années, qu'en moyenne il y a 40% d'accident en moins chez Amazon que chez les autres sociétés ayant la même activité,  et que les salaires proposés sont conformes à la moyenne. Preuves donc, selon Amazon, qu'il est un « employeur bon et fiable ».

Malgré ces nombreux débrayages, la multinationale minimise l'ampleur des mouvements de grève, et soutient que les commandes sont traitées normalement. Mais les salariés annoncent déjà d'autres actions pour les fêtes de fin d'année.

Le Black Friday n'est pas du goût de tous les consommateurs

L'événement marque le coup d'envoi des achats de fin d'année mais il est aussi devenu un symbole de l'hyperconsommation. Importé des Etats-Unis en 2010 par Apple et Amazon, le Black Friday est aujourd'hui un rendez-vous incontournable pour toutes les grandes enseignes implantées en France. Lors de ce week-end de promotions, les Français devraient dépenser 5,7 milliards d'euros.

Pratiqué par seulement 3 % des commerçants parisiens en 2015, le Black Friday s'étale aujourd'hui partout dans ce centre commercial, pour le plus grand bonheur de cette jeune étudiante. « Alors, qu'est-ce que j'ai acheté ? Des vêtements et un appareil photo. Pour la réduction, ça dépend des magasins. »

Plus d'1 Français sur 2 en profite pour faire leurs achats de Noël selon un sondage Ifop. « C'est un phénomène de mode. Il y a Noël, la fête des mamies, des papis, il y a les soldes bientôt, le Black Friday, on n'en finit plus ! »

Si certains critiquent des soldes déguisées, d'autres n'hésitent pas à parler d'arnaque. « Les gens ont l'impression de faire des économies, mais je ne suis pas sûr que ce soit la vérité. Je trouve que c'est un peu une arnaque comme d'habitude. Moi ça ne m'intéresse pas, je ne viens pas faire mes courses à cause du Black Friday, en tout cas », confie cette femme.

Certaines entreprises ont décidé de bouder ce Black Friday avec un Green Friday, une initiative pour sensibiliser à la surconsommation. Au programme : des sites internet fermés ce vendredi ou encore des ateliers pour apprendre à réparer ses objets.

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