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France

France: des femmes «gilets jaunes» donnent de la voix

Environ 200 femmes se revendiquant du mouvement des «gilets jaunes» ont marché dans les rues de Paris, le 20 janvier.
Environ 200 femmes se revendiquant du mouvement des «gilets jaunes» ont marché dans les rues de Paris, le 20 janvier. Eric FEFERBERG / AFP

Deux semaines après leur première mobilisation, les femmes « gilets jaunes » ont organisé une nouvelle marche ce dimanche 20 janvier. Objectif : donner une image positive du mouvement et dénoncer les injustices sociales qui touchent les femmes.

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Elles étaient environ 200 dans les rues de Paris. Au lendemain de l'acte X, elles ont défilé depuis la tour Eiffel jusqu'à la place de la Bastille. Certaines avaient écrit sur leur gilet « mamans en colère », d'autres étaient coiffées du bonnet phrygien. Comme le 6 janvier, date de sa première édition, l'appel à une « marche des femmes » a essaimé un peu partout en France.

« Il est beaucoup plus difficile de stigmatiser un mouvement de femmes, de le stigmatiser en tant que raciste, extrémiste, xénophobe, homophobe. Ça ne "matche" pas. Donc on est là aussi pour casser cette image que le gouvernement essaie de nous donner », explique Laetitia Dewalle, porte-parole des « gilets jaunes » du Val d'Oise.

Injustice sociale

En parallèle des revendications principales des « gilets jaunes », les manifestantes veulent pointer « l’injustice sociale qui concerne les femmes ». « Nous, les citoyennes, avons décidé d’en faire une (marche), pour ne pas qu’on nous oublie », poursuit Laetitia Dewalle.

« Ces femmes retraitées qui se retrouvent avec même pas 500 euros pour vivre par mois, auxquelles le président dit : c’est parce que vous n’avez pas travaillé toute votre vie, ma petite dame. C’est un raisonnement qui est juste pas possible. Ou elles doivent choisir entre travailler ou rester à la maison pour s’occuper des enfants. L’un comme l’autre, de toute façon elles n’ont pas les moyens de vivre », s’indigne la « gilet jaune » du Val d’Oise.

« On est là pour rappeler aussi qu’il y a ces conditions-là, sans pour autant être un mouvement féministe, mais un mouvement qui montre l’injustice sociale sur la femme », précise Laetitia Dewalle.

Un peu partout en France

Elles étaient une centaine à Metz, 200 à Douai et près de 300 à Saint-Brieuc où des femmes en tête de cortège portaient de fausses traces de blessures au visage pour symboliser les « coups portés par le gouvernement » et dénoncer les « violences policières » dans les rassemblements antérieurs.

Même message à Lorient, où elles étaient une centaine pour dénoncer « police partout, justice nulle part ». À Bordeaux 120 personnes, selon la préfecture, femmes et hommes, ont pris le départ du défilé. À Toulouse, environ 130 personnes, dont quelques hommes, ont défilé dans le calme dimanche matin, au lendemain d'un cortège record qui a réuni quelque 10 000 personnes.

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