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France / Judaïsme

La classe politique française se mobilise contre l'antisémitisme

Environ 80 tombes du cimetière juif de Quatzenheim (Bas-Rhin), au nord-ouest de Strasbourg, ont été profanées.
Environ 80 tombes du cimetière juif de Quatzenheim (Bas-Rhin), au nord-ouest de Strasbourg, ont été profanées. REUTERS/Vincent Kessler

Emmanuel Macron n'assistera pas au rassemblement organisé mardi 19 février au soir à Paris contre l'antisémitisme mais se rendra au Mémorial de la Shoah en compagnie des présidents des deux chambres parlementaires. Il aura également visité, en début d'après-midi, un cimetière juif profané. La marche parisienne, à l'initiative du Parti socialiste, verra la participation des représentants de la plupart des partis politiques, à l'exception du RN qui, n'étant pas convié, rendra un hommage séparé. Quatorze ministres ont confirmé leur présence dont le Premier ministre Edouard Philippe. Emmanuel Macron délivrera, lui, son message mercredi lors du traditionnel dîner du Crif, le Conseil représentatif des institutions juives de France.

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Le philosophe Alain Finkielkraut traité de « sioniste de merde » lors du dernier défilé des « gilets jaunes » à Paris, le portrait de Simone Veil tagué d'une croix gammée quelques jours avant, deux exemples de ces actes antisémites qui ont augmenté de 74 % en 2018.

Une augmentation particulièrement préoccupante qui a provoqué la mobilisation de toute la classe politique et l'organisation d'un rassemblement contre l'antisémitisme auquel Emmanuel Macron n'assistera pas.

Ce n'est pas le même « contexte » qu'en 1990 quand François Mitterrand avait participé à une marche après la profanation du cimetière juif de Carpentras, explique-t-on à l'Elysée, en précisant qu'Emmanuel Macron ne participe pas à tous les rassemblements. Il n'était pas allé à celui organisé après la mort de Mireille Knoll, cette vieille dame juive assassinée en mars 2018. Il avait préféré assister discrètement à son enterrement.

Ce week-end, Emmanuel Macron s'est aussi manifesté personnellement auprès d'Alain Finkielkraut en lui téléphonant pour l'assurer de son soutien. Et il a décidé de réserver sa parole publique pour le dîner du Crif où, selon son entourage, il doit avoir un discours « très fort ».

C’est toujours bien de se réunir, c’est tout ce que je vois de positif. Ce n’’est pas dans la rue qu’on change les choses, c’est dans la rue qu’on les exprime, on change les choses dans les foyers [...] Elle est importante. Elle veut dire qu’on ne se laisse pas faire, mais en vérité est-ce que ça voudra encore dire quelque chose jeudi, vendredi et le reste de la semaine et du mois, je ne pense pas.

Marche contre l'antisémitisme: réactions de la communauté juive parisienne

 ► Ecouter et lire aussi : Dire «Non» à l’antisémitisme en Europe (Accents d'Europe)

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