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France

L'antisionisme, un délit? Les réseaux sociaux réagissent

Le philosophe Alain Finkielkraut a été pris à partie samedi 16 février par des manifestants lui vociférant des injures à caractère antisémite, telles que «sale sioniste de merde».
Le philosophe Alain Finkielkraut a été pris à partie samedi 16 février par des manifestants lui vociférant des injures à caractère antisémite, telles que «sale sioniste de merde». AFP PHOTO FRANCOIS GUILLOT

Une trentaine de députés en France souhaitent que l’antisionisme soit reconnu comme un délit au même titre que l’antisémitisme. Cette proposition intervient deux jours après l’ouverture d’une enquête sur les insultes antisémites adressées au philosophe Alain Finkielkraut. Les faits se sont déroulés lors de l’acte XIV des « gilets jaunes » à Paris samedi 16 février, et cela a déclenché de vives réactions sur les réseaux sociaux.

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Les mots clés #antisionisme et #antisémitisme étaient en tête des tendances sur les réseaux sociaux ce lundi 18 février et encore aujourd’hui. Les insultes de « sale sioniste », proférées par des « gilets jaunes » à l'encontre du philosophe Alain Finkielkraut ont largement contribué à amplifier ce phénomène sur internet. Afin d’endiguer les manifestations de haine, le député LREM de Paris, Sylvain Maillard, président du groupe d’études de l’Assemblée nationale sur l’antisémitisme, a indiqué sur Twitter et dans une vidéo publiée par le journal en ligne l’Opinion, qu’il allait porter « une initiative forte pour que l’antisionisme soit aussi reconnu et puni en France ». 

«Ce groupe que je préside prendra ses responsabilités et fera en sorte que cet antisémitisme soit pleinement, dans son intégralité combattue. L'antisionisme doit être aussi sanctionnée ce qui n'est pas le cas», a expliqué Sylvain Maillard.

Aussitôt, une envolée de propos venimeux envahit les réseaux sociaux. « Encore une loi de circonstance », commentent d’abord les internautes. « Mais non, l’#antisémitisme n’a pas été inventé par les #giletsjaunes ! », ajoutent les autres. Mais très vite les commentaires dérapent, « Là où l’antisémitisme n’existe pas, les sionistes le fabriquent », écrit l’un. « "Sale sioniste" ne signifie rien d'autre que "sale juif" », réplique un autre. « Vouloir pénaliser une opinion politique est la définition même d’un système dictatorial », publient les plus virulents. 

Les politiques se lancent dans la bataille

Jean-Luc Mélenchon, de la France insoumise tweete « ne permettez pas l'instrumentalisation politicienne contre notre parti au prétexte de l'#antisémitisme. ».

Agnès Buzyn, la ministre des Solidarités et de la Santé défend le projet de loi en écrivant « L'antisémitisme est le symptôme d'une société qui va mal », mais reproche, lors d’une entrevue télé, à Marine Le Pen d’être à l’origine du problème « Dès que du Rassemblement  National  peut rejoindre les néo-nazis et le mouvement d'extrême droite d'Europe, elle y court ».

Un amalgame qui n’a pas été du goût de l’intéressée qui réplique « Ces propos sont infâmes et Mme @agnesbuzyn en répondra devant la justice ».

L’antisionisme deviendra t-il un délit en passant par une résolution votée à l’Assemblée nationale ou une proposition de loi ? La décision sera annoncée ce mardi 19 février, à la veille du discours d’Emmanuel Macron au dîner du Conseil représentatif des institutions juives de France, mercredi soir.

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