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France / Judaïsme

France: des milliers de personnes rassemblées contre l’antisémitisme

Dans la capitale, c'est sur la place de la République qu'affluait une large foule, ce mardi soir.
Dans la capitale, c'est sur la place de la République qu'affluait une large foule, ce mardi soir. © RFI / Edmond Sadaka

Des milliers de Français se sont rassemblés ce mardi soir pour dire « non » à l'antisémitisme face à la montée des actes anti-juifs, dont le dernier en date ce mardi même : un cimetière juif profané en Alsace, dans l'est de la France. Vingt mille personnes se sont réunies place de la République à Paris, des rassemblements se sont également tenus à Bordeaux, Lyon, ou à Lille. A leurs côtés des représentants religieux, associatifs et politiques, parmi lesquels le Premier ministre.

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« Se rassembler, c'est nécessaire pour dénoncer ce qui n'est pas acceptable », a déclaré le Premier ministre Edouard Philippe, une des nombreuses personnalités politiques à manifester aux côtés des anonymes.

Présent également sur la place de la République l'ancien président socialiste François Hollande : « l'antisémitisme, ça n'est pas l'affaire des juifs, c'est l'affaire de tous les Français », a-t-il souligné.

Des élus discutent avec les manifestants qui leur demandent de faire quelque chose pour arrêter les actes antisémites.
Des élus discutent avec les manifestants qui leur demandent de faire quelque chose pour arrêter les actes antisémites. © RFI / Edmond Sadaka

De leur côté, les responsables des cultes (juif, catholique, protestant, orthodoxe, musulman, bouddhiste) et d'organisations laïques et de francs-maçons ont appelé au « sursaut des consciences » face à ces actes qui « meurtrissent la France toute entière ».

Plusieurs jeunes ont lu des textes, symbole de la volonté des organisateurs de sensibiliser la jeunesse à la lutte contre l’antisémitisme.
Plusieurs jeunes ont lu des textes, symbole de la volonté des organisateurs de sensibiliser la jeunesse à la lutte contre l’antisémitisme. © RFI / Edmond Sadaka

A quelques mètres des personnalités politiques confinées dans un espace dédié, une large foule portant des pancartes « Non à la banalisation de la haine » ou « Juifs attaqués, République en danger » était réunie dans une ambiance calme, voire recueillie. Beaucoup de séniors, mais peu de jeunes, comme l'ont déploré de nombreux participants.

Brandissant des pancartes, les participants se sont réunis dans le calme.
Brandissant des pancartes, les participants se sont réunis dans le calme. © RFI / Edmond Sadaka

Chacun a voulu témoigner de son indignation après les insultes antisémites proférées samedi lors d'une manifestation de « gilets jaunes » à Paris et la profanation, mardi, d'un cimetière juif en Alsace - 80 tombes marquées à la peinture jaune et bleue de croix gammées.

Une foule recueillie.
Une foule recueillie. © RFI / Edmond Sadaka

Quelques « gilets jaunes »

Dans la foule, une poignée de «gilets jaunes », qui protestent depuis plusieurs mois contre la politique fiscale et sociale du gouvernement. Disséminés, ils ont également voulu répondre à l'appel unitaire, lancé par le Parti socialiste puis relayé par de nombreux partis politiques, associations et mouvements. Seul le Rassemblement national ne s'est pas mobilisé.

(avec AFP)

Ce moment ce soir est très important parce que ça doit être un sursaut républicain, mais ça ne peut pas suffire non plus, on ne peut pas se contenter juste d’un moment un soir, maintenant il y a besoin d’actes.

Lire aussi : «La République est un bloc» dit Emmanuel Macron au Mémorial de la Shoah

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