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France

France: de plus en plus de sans-abri dans les rues de Paris

Un sans-abri à Paris, en décembre 2016 (photo d'illustration).
Un sans-abri à Paris, en décembre 2016 (photo d'illustration). REUTERS/Charles Platiau

En France, le nombre des sans-abri est en hausse dans les rues de Paris. C'est ce que démontre l'analyse des résultats de la seconde « nuit de la solidarité » organisée en février 2019 par la mairie de Paris.

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Le chiffre, édifiant, est en nette hausse : 3 641 sans-abri recensés dans la capitale, « soit 600 personnes en plus par rapport à la nuit de la solidarité précédente » en 2018, a souligné l'adjointe à la solidarité de la maire de Paris, Dominique Versini.

Ce recensement des personnes dormant dehors dans la capitale française a été réalisé lors de la « nuit de la solidarité », organisée par la mairie de Paris. Dans la nuit du 7 au 8 février, cinquante associations et près de 2 000 bénévoles et travailleurs sociaux avaient quadrillé les rues de la capitale, les gares, les halls d'hôpitaux, les parkings, les stations de métro, les jardins et les bois, ainsi que les abords du périphérique.

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Leur bilan est instructif. Le profil type du sans-abri parisien est un homme quadragénaire – 40% ont entre 40 et 54 ans, 30% entre 25 et 39 ans – sans aucune ressource financière (23% vivent de la mendicité), bien souvent à la rue depuis au moins cinq années et sans espoir d’obtenir une place d’hébergement d’urgence.

Les deux tiers affirment ne jamais appeler le 115, parce qu'ils ne connaissent pas ou parce qu'ils ont connu de mauvaises expériences dans les centres d'hébergement (conditions d'accueil, insécurité). Plus de la moitié des sans-abri recensés sont en errance depuis un an ou plus (58%). Autre fait marquant, les femmes à la rue sont de plus en plus nombreuses : 12% cette année. Elles seraient 430, isolées la plupart du temps.

Pour Bruno Morel, directeur général de l'association Emmaüs France, il faut poursuivre la création de nouveaux logements. « Ce qui me frappe, c’est qu’on a jamais créé autant de places, 15 000 au plus fort de l’hiver. Là, on arrive en fin de la période hivernale et l’Etat va devoir se prononcer sur la pérennité de ces places. Ce sujet ne se traite pas que l’hiver. Il faut arrêter d’aborder cette question-là sous la pression de l’actualité, sous la pression climatique. »

Un autre recensement est déjà prévu en février 2020 dans la capitale. L'expérience sera tentée en simultanée dans d'autres villes comme Rennes, Grenoble Bruxelles ou encore Berlin.

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