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France/Gilets jaunes

France: acte XIX des «gilets jaunes» sous haute surveillance

La place Charles-de-Gaulle, dans le 8e arrondissement de Paris a été rebaptisée «avenue des gilets jaunes» ce samedi 23 mars 2019, acte XiX de la contestation.
La place Charles-de-Gaulle, dans le 8e arrondissement de Paris a été rebaptisée «avenue des gilets jaunes» ce samedi 23 mars 2019, acte XiX de la contestation. REUTERS/Benoit Tessier

Nouveau samedi de manifestations des «gilets jaunes», un acte XIX qui fait de nouveau figure de véritable test pour le gouvernement. Après les pillages et les saccages sur les Champs-Elysées la semaine dernière, l'exécutif entend prouver qu'il garde le contrôle de la situation.

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Les manifestations ont été interdites en plusieurs endroits à Paris comme les Champs-Elysées, la place de l'Etoile et dans un périmètre incluant l'Assemblée nationale et le palais de l'Elysée. Dans la capitale, la seule manifestation déclarée doit relier à partir de la mi-journée la place Denfert-Rochereau, au sud, au Sacré-Coeur, au nord soit une petite dizaine de kilomètres.

A la mi-journée l'affluence était limitée sur cette place célèbre pour son lion de Belfort, recouvert de tissu jaune pour l'occasion. Il y a eu quelques interpellations et des fouilles de sacs mais le cortège s'est mis en route dans une ambiance plutôt bon enfant avec chants et slogans, des quolibets à destination de la police également, rapporte notre envoyé spécial.

A la mi-journée, 31 personnes avaient été interpellées dans la capitale et 15 autres verbalisées pour avoir défilé dans un périmètre interdit. la police a également procédé à plus de 2000 contrôles préventifs, selon la préfecture de police.

Acte XIX des «gilets jaunes»: le quartier des Champs-Elysées est interdit aux manifestants et la police procès à des fouilles des sacs des passants.
Acte XIX des «gilets jaunes»: le quartier des Champs-Elysées est interdit aux manifestants et la police procès à des fouilles des sacs des passants. REUTERS/Benoit Tessier

Des lieux emblématiques et sensibles interdits

En province, à Nice où le président chinois est attendu demain dimanche, les manifestations ont été interdites. Quelques dizaines de personnes ont bravé l'interdiction et la police a procédé à une vingtaine d'interpellations, rapporte la préfecture.

A Toulouse et Bordeaux, les gilets jaunes sont interdits sur certains sites emblématiques comme le Capitole.

Les militaires de l'opération sentinelle ont également été réquisitionnés pour monter la garde devant les sites sensibles et permettre aux forces de l'ordre de se concentrer sur leur mission.

Ce samedi matin, le nouveau préfet de police de Paris, Didier Lallement, installé cette semaine par le ministre de l'Intérieur a arpenté les Champs-Elysées pour détailler le dispositif de sécutité mis en place pour cette journée. « Ce qu’on met en place, c’est un nouveau concept de brigade, dite «Brav», de répression des actions violentes qui va nous permettre une capacité de projection supérieure au dispositif des DAR (détachement d'action rapide ndlr), avec un nombre beaucoup plus important des fonctionnaires mobilisés à cette occasion, avec à la fois des dispositifs lourds et des dispositifs légers suivant un concept de quadrillage du terrain ».

Dans le dispositif également, des drones qui survolent la capitale pour pister d'éventuels perturbateurs.

à (re)lire: Acte XIX des «gilets jaunes»: polémique sur le rôle de Sentinelle

Pour parer à toute urgence, comme à chaque manifestation à Paris, les équipes des «street medics» sont sur le pied de guerre.

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