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France

«Gilets jaunes»: Belloubet et Castaner auditionnés sur les violences du 16 mars

Christophe Castaner a répondu à la Commission des lois au sujet des violences qui ont marqué l'acte XVIII des «—gilets jaunes—»
Christophe Castaner a répondu à la Commission des lois au sujet des violences qui ont marqué l'acte XVIII des «—gilets jaunes—» REUTERS/Christian Hartmann

Christophe Castaner s'est de nouveau défendu ce mercredi 27 mars, à l'Assemblée nationale. Auditionné par la Commission des lois au sujet des violences qui ont marqué l'acte XVIII des « gilets jaunes », le samedi 16 mars, le ministre de l'Intérieur est revenu sur le limogeage du préfet de police, Michel Delpuech, et d'autres hauts responsables dans la chaîne de commandement.

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Le 16 mars, dix-huitième samedi consécutif de manifestation des « gilets jaunes », a été marqué par de violents heurts et d'importants dégâts matériels sur les Champs-Elysées.

Pour certains députés de l'opposition, comme Jean-Louis Masson, membre de Les Républicains, Christophe Castaner est responsable des débordements. Mais pour le ministre de l’Intérieur, un ministre n'est là que pour donner des instructions.

« Au moment de l’action, - et ce n’est pas pour me dédouaner - c’est celui qui est sur le terrain qui doit diriger, surtout que je ne crois pas qu’il y ait des ministres omniscients qui soient capables de diriger une manœuvre au Centre Bourse à Marseille. Je pense même que si les ministres, quel qu’ils soient, se mettaient à faire cela, ce serait une faute. Heureusement qu’un ministre n’est pas dans la fonction opérationnelle de pilotage de telle ou telle opération, et je me l’interdis, par principe, et peut être par modestie. Je crois que c’est souvent la modestie qui doit nous inspirer parce que je pense que l’expérience, elle est acquise par ceux qui sont sur le terrain. Notre rôle à nous c’est leur donner des moyens, des orientations, une doctrine et dans la mesure du possible de les protéger à chaque fois que cela est nécessaire. »

Egalement auditionnée sur les violences, la garde des Sceaux, Nicole Belloubet, a quant à elle rappelé que près de 9 000 personnes avaient été placées en garde à vue depuis le début du mouvement des « gilets jaunes » et parmi elles, environ 2 000 ont été condamnées.

Elle en a également profité pour faire le point sur les plaintes contre les forces de l'ordre. Quand la justice est saisie, des enquêtes sont systématiquement ouvertes, a précisé Nicole Belloubet.

« A l’heure actuelle, nous recensons 290 plaintes déposées à l’encontre des forces de l’ordre depuis le début du mouvement des gilets jaunes, a expliqué la ministre de la Justice. Dans la majorité des cas, les investigations ont été confiées par le parquet, ou par les juges d’instruction, à l’IGPN. A ce jour la quasi-totalité de ces enquêtes est toujours en cours, donc aucune poursuite à l’encontre des membres des forces de l’ordre n’a été portée, à la connaissance du ministère de la Justice. En revanche, 17 de ces procédures ont à ce jour fait l’objet d’un classement sans suite. En tant que garde des Sceaux, il ne m’est pas possible de préjuger ce que pourrait être le résultat de ces enquêtes, mais il apparait évident que si des manquements graves aux règles entourant les conditions posées par la loi concernant le recours à la force avaient été commis, alors une sanction pénale pourrait être prononcée. »

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