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France

Réforme de la fonction publique: «Je ne veux pas que la France soit comme ça»

Une centaine de manifestations contre la réforme du servic public ont eu lieu partout en France le 9 mai 2019. A Paris, ils étaient 30 000 à défiler, selon la CGT.
Une centaine de manifestations contre la réforme du servic public ont eu lieu partout en France le 9 mai 2019. A Paris, ils étaient 30 000 à défiler, selon la CGT. Thomas SAMSON / AFP

Une centaine de manifestations étaient organisées dans toute la France contre le projet de loi de transformation de la fonction publique, qui sera examiné à partir de lundi à l'Assemblée nationale. La totalité des syndicats est unie contre ce texte qui, selon eux, fragilise le statut des fonctionnaires et met en danger la qualité du service public.

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« Y en a ras-le-bol de ces guignols », scandaient ce jeudi les manifestants à Paris. Appelés à la grève contre la réforme de la fonction publique que l'Assemblée nationale doit examiner à partir du 13 mai, ils étaient plus de 30 000 à battre le pavé dans la capitale, selon la CGT, 18 000 selon le ministère de l'Intérieur.

Censé « moderniser » le statut des fonctionnaires, le projet de loi s'inscrit dans un objectif de suppression de 120 000 postes d'ici à 2022.

Pour Frédéric Tisler, professeur des écoles, cette baisse des effectifs est incohérente. « Il faut savoir ce qu'on veut. On entend le gouvernement nous dire qu'il faut renforcer un certain nombre de services publics à moyens constants et en baissant les impôts. Ce n'est pas en supprimant des fonctionnaires qu'on améliorera la qualité du service public », affirme-t-il.

Le projet de loi prévoit de recourir davantage aux contractuels, qui n'ont pas le statut de fonctionnaires. « On a eu des problèmes l'année dernière avec un collègue contractuel qui n'était pas payé pendant ses vacances, raconte Étiennette Perrotin, professeur d'allemand dans un lycée. Pour faire des économies, le rectorat pratiquait des petits contrats. Ce sont des personnes qui se retrouvent à gagner 800 euros par mois. Sachant qu'être prof. quand on n'est pas formé, c'est à la fois difficile pour les élèves et l'enseignant. »

Dans le cortège se trouvaient également des salariés du privé venus défendre le service public. « Celui qui ramasse les papiers dans la rue, c'est un fonctionnaire. Celui qui aide ma petite maman à manger parce qu'elle est en maison de retraite, c'est un fonctionnaire. Ceux qui s'occupent de mes impôts, ce sont des fonctionnaires, énumère Gabriella Tomy. À chaque fois on essaie de nous rassurer en disant qu'il ne s'agit que d'une réorganisation, mais c'est pour tout vendre. C'est la rentabilité d'abord. Je ne veux pas que la France soit comme ça. »

Une centaine de manifestations ont été organisées dans toute la France, rassemblant 108 900 personnes d'après le ministère de l'Intérieur, et 250 000 selon la CGT. Les syndicats ont prévenu que cette journée ne serait « qu'une étape » d'une mobilisation « dans la durée » pour s'opposer au projet de loi présenté en Conseil des ministres le 27 mars et que le gouvernement veut faire adopter avant l'été. Mais le secrétaire d'État Olivier Dussopt a prévenu : il n'y aura ni retrait ni renégociation de cette réforme « attendue », selon lui, par les agents.

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