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France

France: l'utilisation des LBD en forte hausse en 2018, note l'IGPN

L'usage des LBD a bondi de 203% entre 2017 et 2018. Ils furent massivement utilisés lors des manifestations de «gilets jaunes», à la fin de l'année.
L'usage des LBD a bondi de 203% entre 2017 et 2018. Ils furent massivement utilisés lors des manifestations de «gilets jaunes», à la fin de l'année. Ludovic MARIN / AFP

L'IGPN, la « police des polices », a annoncé ce jeudi que l'utilisation des lanceurs de balles de défense, les fameux LBD, et des grenades de désencerlement avait augmenté de plus de 200 % en 2018 par rapport à 2017.

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Il s’agit d’une hausse inédite et importante, souligne le rapport de l’IGPN. L’année dernière, 19 000 balles de défense ont été tirées avec les fameux LBD, soit une augmentation de 203 %. Une hausse qui frôle les 300 % pour les grenades de désencerclement. Une utilisation de ces armes accrue à partir de novembre, début du mouvement des « gilets jaunes ».

« Aujourd’hui, sur des manifestations de type classique, on n’a jamais connu des manifestations qui aient tourné en émeutes de cette façon-là, explique Brigitte Jullien, directrice de l’IGPN. On avait des manifestants en face de nous qui étaient peut-être inexpérimentés, qui ne connaissaient pas les lieux, qui ne connaissaient pas les règles des manifestations et puis qui ont été certainement un peu manipulés par des "professionnels de la manifestation". »

40% des dossiers transmis à la justice

Mais pour l’instant, aucune des 265 enquêtes ouvertes par l’IGPN depuis le début du mouvement des « gilets jaunes » n’a abouti à une sanction contre un policier.

L’enquête prend du temps car utiliser une arme de défense n’est pas synonyme de violence policière, rappelle Brigitte Jullien : « Un manifestant qui est sur la voie publique, qui incendie, qui pille des magasins, est dans une situation illégale. Le policier a la loi pour lui, il peut faire usage de la force. Et l’usage de la force est forcément violent. » Un usage autorisé qui rend les enquêtes plus longues mais l’IGPN précise que 40 % des dossiers ont déjà été transmis à la justice.

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