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Nucléaire

Nucléaire: nouveaux retards pour l'EPR de Flamanville en raison des soudures

Le réacteur 3 de l'EPR en construction à Flamanville, dans le nord-ouest de la France, le 2 février 2018.
Le réacteur 3 de l'EPR en construction à Flamanville, dans le nord-ouest de la France, le 2 février 2018. CHARLY TRIBALLEAU / AFP

L'Autorité de sûreté nucléaire (ASN) a demandé jeudi 20 juin au groupe français EDF la réparation de huit soudures défectueuses de l'EPR de Flamanville.

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EDF « fera dans les prochaines semaines un point précis sur la suite du projet », a réagi le groupe dans un communiqué alors que son PDG avait indiqué dès mardi que la reprise de ces soudures entraînerait un retard dans la mise en service de l'EPR, prévue officiellement pour fin 2019.

« Il appartient à EDF de tirer toutes les conséquences de cette recommandation », a déclaré la secrétaire d'Etat à la Transition écologique Brune Poirson, au micro de Radio Classique. « Nous avions anticipé des scénarios potentiellement pessimistes et nous maintenons le cap qui est de fermer nos quatre centrales à charbon d'ici la fin du quinquennat et un des réacteurs de Fessenheim en 2020 », a-t-elle ajouté.

EDF, qui a été informé par un courrier en date du 19 juin, avait proposé de repousser la réparation des soudures « vers 2024, après la mise en service du réacteur », rappelle le communiqué de l'ASN, qui justifie sa décision par « les nombreux écarts survenus lors de la réalisation » des soudures.

Solution de référence

Si cette solution était « techniquement réalisable », reconnaît l'ASN, « le report des opérations de réparation après la mise en service du réacteur soulèverait plusieurs difficultés, notamment au regard de la justification de la sûreté du réacteur durant la période transitoire ». L'ASN considère donc que « la réparation des soudures avant la mise en service du réacteur constitue la solution de référence ».

« EDF analyse actuellement les conséquences de cette décision sur le planning et le coût de l'EPR de Flamanville », a ajouté EDF alors que la durée du chantier a déjà été rallongée. « Nous allons avoir du retard à cause de la reprise de ces soudures », avait confirmé mardi le patron d'EDF lors d'une conférence. « On est clairement dans la phase de réapprentissage (de construction de réacteurs, NDLR) mais il ne faut pas non plus noircir le tableau ».

Il y a un an, EDF avait annoncé des « écarts de qualité » sur des soudures du réacteur nucléaire en construction en Normandie. EDF avait proposé de laisser huit soudures difficilement accessibles en l'état en prouvant avec des essais qu'elles ne posaient pas de problème de sûreté, et de renforcer les contrôles pendant le fonctionnement du réacteur. Ce qui lui aurait permis d'éviter des travaux complexes, potentiellement longs et coûteux.

(avec AFP)

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