Accéder au contenu principal
France/Politique

Toujours dans la tourmente, François de Rugy accuse le coup

François de Rugy, ministre de la Transition écologique et solidaire.
François de Rugy, ministre de la Transition écologique et solidaire. GEORGES GOBET / AFP

Ce vendredi 12 juillet, il se défend et assure n'avoir aucune raison de démissionner. François de Rugy reste plongé dans la tourmente depuis maintenant deux jours. C'est une affaire aux multiples épisodes, un par jour. Il y a eu les dîners fastueux à l'Assemblée, la rénovation de son appartement de fonction et désormais la location d'un appartement à vocation sociale. Le ministre de la Transition écologique est toujours en difficulté, mais confirmé à son poste par Édouard Philippe.

Publicité

François de Rugy était ce vendredi matin à l'offensive sur BFMTV et RMC : « Je suis victime d'une cabale médiatique basée sur des mensonges. » Telle est la ligne de défense d'un ministre cerné par les révélations.

« Jamais de toute ma vie je n’ai demandé un logement social. Ça veut dire qu’il y a une machine qui est lancée pour m’attaquer. Donc, non je ne lâcherai pas. Je suis très en colère. Je suis très en colère contre les mensonges. »

Les sanglots dans la voix, François de Rugy, s'en prend au site d'information en ligne Mediapart, et à son « fantasme de coupeurs de têtes ».

« La vie de château »

Il rejette le portrait qu'on fait de lui d'un homme aimant le faste : « J’ai une intolérance aux crustacés, aux fruits de mer, et on fait croire que c’est moi qui demande que l’on serve des homards. Le champagne me donne mal à la tête, donc je n’en prends pas. Enfin ! »

Pour le ministre de la Transition écologique et solidaire, l'article de Mediapart est fondé sur « la vie de château ».

« Parce qu’avec la logique de Mediapart, et je vais revenir sur les dîners, un jour on va demander à ce qu’il y ait des caméras qui soient installées dans tous les salons de réception de l’Assemblée nationale pour savoir qui rentre, qui dîne, qui déjeune, qu’est-ce qui est servi à table. À chaque fois, on redemandera le prix de telle bouteille. »

Le soutien du gouvernement

Le numéro deux du gouvernement assure avoir le soutien du président de la République, mais dans la Macronie, on le défend pour le moment timidement. Et même, on l'égratigne un peu, à l'image du député de Paris et candidat du parti LaREM aux municipales, Benjamin Griveaux.

« Évidemment que cela fait du mal. Évidemment que cela donne une image terrible. Évidemment qu’après l’année que nous venons de vivre, nous demandons des efforts. Eh bien, il faut que l’on soit exemplaires. Il faut que l’on soit exemplaires à tous les étages », estime M. Griveaux.

Le gouvernement fait le pari que les explications qui ont été demandées à François de Rugy prouveront la bonne foi du ministre. Il reste pour l'heure en sursis.

NewsletterRecevez toute l'actualité internationale directement dans votre boite mail

Page non trouvée

Le contenu auquel vous tentez d'accéder n'existe pas ou n'est plus disponible.