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France

Mineurs étrangers non accompagnés: les départements sonnent l'alarme

Migrant dans le sud de la France, vallée de la Roya, à la frontière italienne (illustration).
Migrant dans le sud de la France, vallée de la Roya, à la frontière italienne (illustration). Marco BERTORELLO / AFP

Les mineurs étrangers non accompagnés sont près de 40 000 en France. Leur nombre a doublé en trois ans, voire triplé dans certains départements et l’Assemblée des départements de France ne cesse de tirer le signal d’alarme. Deux sujets préoccupent les élus: une participation financière de l’Etat encore très faible et la question de savoir s’il est pertinent de confier aux départements le pouvoir de trancher sur qui est mineur et qui ne l’est pas.

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Ce sont des adolescents voir encore des enfants. Ils ont quitté leur pays, leur famille souvent au péril de leur vie.  Isolés et de plus en plus nombreux en France...

Les départements en charge de les accueillir sont débordés. « La Gironde n’est pas différente des autres départements, nous expliqueEmmannuelle Ajon, vice-présidente de la région Aquitaine (sud-ouets) chargée de la Protection de l'enfance. Nous sommes passés, en 2015, de 350 jeunes que nous accompagnions, à 1 200 aujourd’hui. Donc une croissance importante et rapide. Nos dispositifs sont en saturation et nous sommes toujours en recherche de création de places d’accueil. Notre inquiétude, au-delà de l’investissement financier lourd, c’est surtout que nous n’avons plus de professionnels, comme des éducateurs spécialisés, par exemple, pour venir travailler sur ces structures ».

Des tests polémiques

Autre point sensible pour nombre des élus locaux, ce sont les tests dits d'évaluation de la minorité et notamment les tests osseux faits sur ces jeunes pour déterminer s'ils sont mineurs ou ne le sont pas.

Le Défenseur des droits s’était opposé à lutilisation des examens radiologiques en vue de la détermination de l’âge d’une personne en raison de leur imprécision. Mais en mars dernier, le Conseil constitutionnel a tranché et validé ces tests.

« C’est très compliqué à faire et aujourd’hui, ce dispositif est saturé, mais en tension. Les professionnels qui y travaillent sont épuisés, nous demandent aussi d’ouvrir de plus en plus de places ce qui ne répond absolument pas aux compétences des départements et nous met en très grande difficulté ».

Dans les prochains jours le secrétaire d'Etat à la Protection de l'enfance Adrien Taquet devrait rendre ses conclusion sur la question de la répartition des mineurs étrangers isolés dans les différents départements.

À lire aussi : Le Conseil constitutionnel valide le fichier des mineurs migrants isolés

 

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