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France

G7: tenue à l'écart par la police, la contestation affiche plusieurs visages

Manifestation de militants anti-G7 au Pays basque, le 24 août 2019.
Manifestation de militants anti-G7 au Pays basque, le 24 août 2019. Photo: Pierre Olivier / RFI

Alors que le G7 se poursuit, le contre G7 tente lui aussi de s'organiser. 68 interpellations ont eu lieu hier lors d'une manifestation non déclarée à Bayonne, à quelques kilomètres. Un chiffre relativement faible, dû notamment à l'importante présence policière dans la région. En conséquence, des actions coups de poing prévues ce dimanche ont même été tout simplement annulées.

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Avec notre envoyé spécial à Biarritz, Pierre Olivier

Il semblerait bien que le dispositif policier autour de ce G7 ait quelque peu refroidi les ardeurs des militants.

À l’origine prévus ce dimanche matin, les rassemblements, qui devaient avoir lieu sur cette place et autour de Biarritz, ont tous été annulés par les organisateurs du contre-sommet, en raison « du climat sécuritaire surdimensionné qui règne sur le Pays basque ».

À la place, un rassemblement à midi autour d’un mur populaire devrait avoir lieu, mais il s’agit d’une mobilisation aux contours et au lieu encore mal définis.

Des divergences entre militants

Du côté des militants, on évoque des divergences d’opinions entre manifestants et organisateurs quant à la tournure que devraient prendre les actions de ce dimanche. Certains seraient plutôt partisans d’une mobilisation cadrée, d’autres préféreraient aller se confronter aux forces de l’ordre au plus près des chefs d’État et de gouvernement du G7.

Un peu plus tôt dans la journée de samedi 24 août, c'est dans une ambiance détendue et bon enfant qu’ont défilé 15 000 personnes selon les organisateurs. Un parcours de près de 3 kilomètres de long, à cheval entre la France et l’Espagne, ponctué de concerts ambulants et qui a réuni aussi bien des gilets jaunes que des indépendantistes basques en passant par des militants pour le climat.

Pas de provocations

Sous un soleil de plomb, aucune tension, aucun heurt n’ont eu lieu entre manifestants et force de l’ordre. À la demande des organisateurs, qui assuraient leur propre service d’ordre, les policiers et gendarmes se sont fait discrets tout au long du parcours de la manifestation.

Aucune provocation d’un côté comme de l’autre et de l’avis des manifestants, l’exercice de ce samedi matin a été réussi, il a montré que le mouvement anti-G7 est pacifique. C’est d’ailleurs dans le calme que les militants se sont ensuite dispersés mais une partie d’entre eux dès la fin du cortège envisageaient déjà de se rapprocher de l’épicentre de ce G7.

Se rapprocher de Bayonne

En effet, pour certains activistes, cette manifestation officielle à 30 kilomètres de Biarritz était bien trop éloignée géographiquement du cœur névralgique de ce G7. Ils appellent donc dès ce samedi, dans l’après-midi, à s’emparer de Biarritz. Ces militants avaient donc prévu dans l’après-midi de se rapprocher au maximum de Bayonne où des actions sauvages non déclarées ont eu lieu à quelques kilomètres de Biarritz.

À lire aussi: G7, des manifestants investissent Bayonne malgré une forte présence policière

Quoi qu’il en soit pour ce dimanche 25 août, il sera très difficile pour les militants d’accéder à Bayonne et qui plus est, à Biarritz. Sur les routes qui conduisent à ce point névralgique, des dizaines de barrages filtrants ont été installés. Quant au projet de certains manifestants de se rendre à Biarritz par la mer, pas moins de quatre frégates de la marine sillonneront les abords de la plage située face à l’hôtel du Palais.

► À lire aussi : G7 à Biarritz: les ONG organisent leur contre-sommet à Hendaye et Irun

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