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France / G7

G7: des portraits «décrochés» de Macron marchent dans Bayonne pour le climat

Des militants du climat portent à l'envers les portraits officiels d'Emmanuel Macron volé dans des mairies de France lors d'une marche à Bayonne, près de Biarritz, dans le cadre du sommet du G7, en France, le 25 août 2019.
Des militants du climat portent à l'envers les portraits officiels d'Emmanuel Macron volé dans des mairies de France lors d'une marche à Bayonne, près de Biarritz, dans le cadre du sommet du G7, en France, le 25 août 2019. REUTERS/Sergio Perez

Plusieurs centaines de manifestants anti-G7 ont participé dimanche à Bayonne, dans le sud-ouest de la France, à un rassemblement où ont été exhibés certains des 128 portraits d'Emmanuel Macron, qualifié de « président de la République des pollueurs » que des militants écologistes ont décrochés dans des mairies depuis février.

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Cette « marche des portraits », qui a rassemblé 900 personnes selon les organisateurs, et de nombreux journalistes, a été la troisième manifestation en deux jours des anti-G7, cette fois « pour le climat et la justice sociale ».

« Et 1, et 2, et 3 degrés, c'est un crime contre l'humanité » et « Nous sommes tous décrocheurs de portraits », scandaient les militants qui ont déambulé dans les rues étroites du centre de Bayonne, en brandissant des centaines de cadres emballés, et sept authentiques portraits « décrochés » du chef de l'État, tête en bas.

« On le porte à l'envers pour signifier le manque de sens de sa politique », explique Mathieu, militant de Bizi, un mouvement altermondialiste basque.

Les manifestants ont ensuite convergé sur une place avec les portraits pour écouter des responsables dénoncer le « vernis vert » de la politique de Macron et son « image faussée de champion de la terre », citant pèle-mêle le CETA, le refus de taxer le kérosène des avions, ou le financement des énergies fossiles.

Emmanuel Macron « peut claironner qu'il faut sauver l'Amazonie (des incendies) mais quand on est pompier et pyromane, on n'est pas crédible », a déclaré Cécile Marchand, une organisatrice et elle-même « décrocheuse » de portrait.

Les manifestants se sont dispersés dans le calme après deux heures de marche. Les forces de l'ordre sont restées très discrètes tout au long de la manifestation.

Vendredi matin, à la veille du G7, le 128e décrochage de portrait du chef de l'État revendiqué par la campagne de désobéissance civile « Décrochons Macron » avait eu lieu dans la mairie d'un petit village du Pays basque, Irissary. Un « pied de nez » à l'impressionnant dispositif de sécurité déployé sur la région pour le G7.

À lire aussi : G7: tenue à l'écart par la police, la contestation affiche plusieurs visages

(Avec AFP)

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