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France / Pauvreté

France: quel bilan après le lancement du plan pauvreté?

Une personne sans logement regagne sa chambre dans le foyer Abbé-Pierre de Nice, le 11 septembre 2018.
Une personne sans logement regagne sa chambre dans le foyer Abbé-Pierre de Nice, le 11 septembre 2018. REUTERS/Eric Gaillard

En France, le gouvernement s’apprête à communiquer le bilan du « plan pauvreté » alors qu'une dizaine d'associations d'aide aux plus précaires ont fait connaître leur propre état des lieux. Elles saluent une impulsion positive de la part de l'État, mais dénoncent un effet de miroitement, c'est-à-dire l'application du fameux « en même temps » à l'échelle sociale. Une stratégie qui entraîne des résultats en demi-teinte.

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La réflexion sur le Revenu universel d'activité (RUA), la mise en place de petits déjeuners gratuits dans certaines écoles ou encore la revalorisation de la prime d'activité...  Autant de mesures attendues depuis longtemps par les principaux acteurs de la solidarité. Elles profitent à certains travailleurs, mais ne concernent pas les plus éloignés de l'emploi, selon Christophe Devys, le président du collectif Alerte.

« Nous nous interrogeons sur la situation des 10% les plus pauvres parmi les Français, explique-t-il. Cette situation ne s’est pas améliorée, et au contraire, elle s’est même plutôt dégradée. Et donc on se retrouve dans une situation très étonnante où le pouvoir d’achat des 10% les plus pauvres a plutôt diminué, alors que le pouvoir d’achat de tous les Français s’est plutôt amélioré. »

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En plus d'exclure la partie la plus précaire des Français, ces mesures posent question en termes de temporalité et d'échelle. Christophe Robert de la fondation Abbé Pierre dénonce un manque d'ambition.

« Il y a encore 16 000 personnes dans des bidonvilles. Il y a encore 4 millions de mal-logés, et le nombre de pauvres de baisse pas, déplore Christophe Robert. Ce qu’on dit au gouvernement aujourd’hui, c'est : accélérons, changeons l’échelle. Autrement, on est dans la gestion ; on est dans des dispositifs qui en remplacent d’autres ; on est dans une dynamique certes qui existe, mais qui ne permet pas de changer la donne pour les plus fragiles. »

Les associations déplorent également qu'une partie de la population touchée par la précarité soit exclue de ce plan, il s'agit des migrants.

Le gouvernement ne voulait pas évoquer cette question un peu exclusive, tabous, des migrations. Mais notre rôle est d'alerter, puisqu'au Secours catholique ont voit que les migrants sont les populations de plus en plus pauvres. Ce sont des gens qui n'ont rien, aucun ressource et qui se retrouvent à la rue, et qui n'ont pas le droit de travailler. Ce sont les pauvres parmi les pauvres.

Véronique Fayet (Secours catholique)

Le président Emmanuel Macron devrait faire de nouvelles annonces en faveur de la lutte contre la pauvreté, ce mardi, à l'occasion d'un déplacement sur l'emploi à Bonneuil-sur-Marne.

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