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France

Procès des «bonbonnes de gaz»: le véritable rôle des accusées passé à la loupe

Des policiers français patrouillent aux abords de la cathédrale de Notre-Dame. (Illustration)
Des policiers français patrouillent aux abords de la cathédrale de Notre-Dame. (Illustration) STEPHANE DE SAKUTIN / AFP

Le procès dit des « bonbonnes de gaz » s’est ouvert devant la cour d'assises de Paris; une tentative d’attentat qui aurait pu être dramatique dans la nuit du 3 au 4 septembre 2016 dans le quartier de la cathédrale Notre-Dame à Paris. Une voiture contenant six bonbonnes de gaz et des bouteilles de gasoil est découverte. Les auteurs présumés ne sont pas parvenus à mettre à temps le feu au véhicule pour déclencher l’explosion. Huit personnes sont accusées dans cette affaire dont six femmes. Les deux principales accusées risquent la peine maximale.

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Elles sont accusées d’avoir tenté ensemble de commettre un carnage, elles sont aujourd’hui assises côte à côte dans le box des accusés mais n’ont même pas échangé un regard. Ines Madani avait 19 ans quand sur les conseils d’un djihadiste parti en Irak, elle se crée un avatar sur les réseaux sociaux ; Abou Souleyman, ancien combattant revenu en France pour semer la terreur.

C’est sous cette identité qu’elle entre en contact avec des « sœurs ». Elle cherche des complices. Elle tombe alors sur Ornella, 10 ans de plus, mariée, mère de famille et radicalisée.

Dans sa déposition, Ornella raconte être tombée folle amoureuse d’Abou Souleymane à travers leurs échanges en ligne, au point de divorcer religieusement de son époux. L’avatar parvient à la convaincre d’organiser un attentat avec sa sœur. Ines Madani change alors de rôle pour devenir la sœur.

À quel moment, Ornella Gilligmann s’est-elle rendue compte que l’homme dont elle était tombée amoureuse était en réalité Ines Madani ? Le président du tribunal ne le précise pas mais explique que durant son audition, Ornella a chargé son ancienne complice. Ce sera tout l’objet de ce procès: déterminer les responsabilités. Les deux jeunes femmes encourent la réclusion à perpétuité

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