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Terrorisme

Enfants français de jihadistes: la CNCDH dénonce l'irresponsabilité de l'Etat

L'entrée du camp Roj où sont rassemblées les familles de jihadistes.
L'entrée du camp Roj où sont rassemblées les familles de jihadistes. AFP Photos/GIHAD DARWISH

La Commission nationale consultative des droits de l'homme sonne une nouvelle fois l'alarme sur la situation des enfants français dans les camps du Kurdistan syrien. Dans un avis du mercredi 25 septembre, la CNCDH accuse le gouvernement français de violer les droits fondamentaux en refusant de les rapatrier.

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Manque d’eau, de nourriture, de structures sanitaires et éducatives… La situation de plus de 300 enfants français, âgés pour la plupart de moins de 5 ans et retenus avec leurs mères dans les camps en Syrie ne cesse de se dégrader.

Les conclusions des auditions menées par l’équipe de Patrick Baudoin, avocat, pour le compte de la Commission nationale consultative des droits de l'homme sont alarmantes : « Il faut sauver ces enfants concentrés sur tous ces camps dans des conditions absolument épouvantables sur tous les plans. Beaucoup de ces enfants sont en danger vital. Il y en a, d’ailleurs, quelques-uns qui sont décédés, faute de soins. Et ce sont des enfants qui sont de la responsabilité de l’État français ».

Éviter les risques sécuritaires

Au-delà de ces raisons humanitaires, il y a aussi un autre argument en faveur d’un rapatriement rapide, plus pragmatique celui-là : le risque qu’ils se retrouvent à nouveau mêlés à des milieux terroristes.

« Si les autorités françaises laissent perdurer cette situation, on va se retrouver avec des personnes qui, un jour ou l’autre, vont échapper au camp et qui risquent de se retrouver à nouveau mêlées à des milieux jihadistes, prévient Me Patrick Baudoin. Alors que s’il y a un retour en France, la sécurité, elle aussi, sera mieux assurée. Toute la logistique est là pour permettre d’éliminer très largement les risques sécuritaires, qui aujourd’hui sont patents dans les camps. »

►À lire aussi : [Reportage] Le camp de Roj, prison à ciel ouvert des familles de jihadistes

Jusqu’ici, fidèle à sa doctrine de rapatriement « au cas par cas », le gouvernement français n’a autorisé le retour que de 17 enfants.

► À lire aussi : le rapport de la CNCDH

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