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France/Arabie saoudite

RSF réclame la vérité sur le meurtre de Khashoggi avec une action coup de poing

Reporters sans Frontières était devant le consulat d'Arabie saoudite en France pour manifester à un an de la mort de la journaliste Jamal Khashoggi.
Reporters sans Frontières était devant le consulat d'Arabie saoudite en France pour manifester à un an de la mort de la journaliste Jamal Khashoggi. AFP Photos/PHILIPPE LOPEZ

Ce mardi 1er octobre à Paris, à la veille du premier anniversaire de l’assassinat du journaliste et opposant Jamal Khashoggi, Reporters sans Frontières a déposé des dizaines de mannequins démembrés aux portes du consulat d’Arabie saoudite à Neuilly-sur-Seine, près de Paris.

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L’opération se passe un instant. Les équipes de Reporters sans Frontières déchargent leur camion sur le trottoir en face du consulat d’Arabie Saoudite. Des jambes, des bras et des troncs en plastique. L’objectif de cette action, selon Christophe Deloire, directeur général de Reporters sans frontières, c’est de réclamer la vérité sur l’assassinat de Jamal Khashoggi : « Ce qu’on a voulu rappeler avec cette action, c’est que le temps n’efface pas la gravité de l’acte. L’Arabie saoudite ne doit pas s’en sortir impunément. »

►A relire : Assassinat de Khashoggi: un an après, Ben Salman «responsable», le crime impuni

Un procès opaque

Les portes du consulat restent closes. Derrière leurs fenêtres des employés saoudiens filment la scène. L’homme fort du royaume, Mohammed ben Salman est mis en cause dans cette affaire, notamment par la CIA. L’héritier du trône dit aujourd’hui assumer toute la responsabilité en tant que dirigeant, mais nie avoir commandité ce « crime haineux ».

►À lire aussi : Khashoggi : un rapport de l’ONU demande l’ouverture d’une enquête contre MBS

Pour Christophe Deloire, le procès en cours des présumés meurtriers de Jamal Khashoggi, est très opaque : « Aujourd’hui, il y a un procès à huis clos. Il y a des menaces de condamnation à mort de certains accusés, ce qui reviendrait en fait à les faire taire indéfiniment pour qu’ils ne puissent pas un jour raconter l’entière et l’exacte vérité sur ce qu’il s’est passé au consulat d’Arabie saoudite. »

Le prince Mohammed ben Salman vient prétendument de reconnaitre sa responsabilité, mais c’est une responsabilité générale. C’est un moyen de camoufler les questions qui se posent sur sa culpabilité personnelle.

Cette action de RSF baptisée « organe de presse » vise également à dénoncer la répression violente contre les journalistes en Arabie saoudite. Ce pays est à la 172e place au classement mondial de la liberté de la presse.

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