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France

Procès des «bonbonnes de gaz»: jusqu'à 30 ans de réclusion requis

Inès Madani est une des accusées dans le procès dit des «bonbonnes de gaz» près de Notre-Dame.
Inès Madani est une des accusées dans le procès dit des «bonbonnes de gaz» près de Notre-Dame. Benoit PEYRUCQ / AFP

Le procès de l’attentat raté aux bonbonnes de gaz près de Notre-Dame en 2016 est entré dans sa phase finale ce jeudi avec les réquisitions. Les deux principales accusées, Ines Madani, 19 ans au moment des faits, et Ornella Gilligmann, 32 ans aujourd’hui, qui était tombée amoureuse d’un faux profil jihadiste derrière lequel se cachait Ines Madani, encourent la perpétuité. Le parquet ne l'a pas requise mais a réclamé de lourdes peines : respectivement 30 et 25 ans de prison, assortis pour chacune d’une période de sûreté des 2/3.

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« Si les bonbonnes avaient explosé, on ne se poserait pas la question de la sanction, Il serait naturel de réclamer la réclusion criminelle à perpétuité » affirme l’avocat général. « Si on se la pose, c’est parce que l’action n’a pas été à son terme, pas du fait des accusées, mais du hasard » poursuit-il. Une manière de souligner qu’il ne croit aucunement qu’Ornella Gilligmann ait tenté de saborder l’attentat comme elle le prétend.

Jean-Michel Boules insiste d’ailleurs sur les nombreuses incohérences dans les versions des accusées : « Que sait-on vraiment du rôle exact de chacune d’elles ? Rien. Qui faut-il croire ? Aucune, car leur discours est un mélange de vérité, d’erreurs et de mensonges. Mais ce qui est sûr, scande-t-il, c’est qu’elles ont acheté les bonbonnes ensemble, sont allées sur les lieux ensemble, ont procédé à la mise à feu ensemble ».

Quant à la manipulation amoureuse dont Ornella Gilligmann a été l’objet, « l’amour n’explique pas tout » pointe l’avocat général, qui requiert 25 ans de prison. Un sanglot s’échappe du box, mais Ornella Gilligmann reste invisible derrière la paroi. Ines Madani a elle aussi le visage caché lorsque le parquet demande 30 ans de prison. Face à sa détermination implacable, « le seul élément qui m’a poussé à ne pas réclamer la perpétuité, c’est son âge au moment des faits. Je ne peux pas ne pas espérer en l’être humain » explique Jean-Michel Boules. Contre Rachid Kassim, un propagandiste du groupe État islamique présenté comme l’instigateur de l’attentat mais présumé mort en Irak en 2017, il réclame la perpétuité.

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