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France / Terrorisme

Attentat manqué de Notre-Dame: début des plaidoiries de la défense

Inès Madani, la co-accusée d'Ornella Gilligmann qui s'est fait passer pour un homme.
Inès Madani, la co-accusée d'Ornella Gilligmann qui s'est fait passer pour un homme. Benoit PEYRUCQ / AFP

Dans le procès de l’attentat raté près de Notre-Dame en 2016, l’heure est aux plaidoiries de la défense avec ce vendredi 11 octobre notamment, les deux avocats d’Ornella Gilligmann.

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Cette mère de famille de 29 ans au moment des faits était tombée amoureuse d’un jihadiste sur internet au point de quitter son mari, alors que derrière ce profil se cachait en fait Ines Madani, sa co-accusée.

Durant 2 heures, les avocats d’Ornella Gilligmann ont tenté de convaincre la cour de la condamner à une peine moins lourde que les 25 ans de réclusion assortis d’une période de sûreté des 2/3 requise par le parquet.

« J’ai l’impression qu’on exige de notre cliente de faire un travail d’introspection légitime sur son basculement dans l’idéologie radicale, mais dès qu'elle tente d’expliquer, on lui reproche de minimiser sa responsabilité » déplore Me Cosima Ouhioun, pour qui certaines de ces explications doivent justement être prises en compte par la cour.

À commencer par cet amour virtuel pour le double masculin d’Ines Madani, « une relation déterminante, déséquilibrée, conditionnante » martèle l’avocate, qui estime que « le passage à l’acte de sa cliente relève plus du crime passionnel ».

« Ornella Gilligmann n’est pas innocente, reconnaît Maître Nogueras, elle sait qu’elle va participer à quelque chose, mais pense que son rôle est circonscrit à une aide », affirme-t-il.

Et les deux avocats de tenter de démontrer que c’est Ines Madani qui a été à l’initiative de l’attentat et que quand Ornella Gilligmann prétend avoir voulu le faire échouer, c’est une hypothèse plausible.

En tous cas, la question de sa détermination se pose, soulignent ses conseils, qui pointent qu’elle n’a jamais voulu mourir en martyr et a pris la fuite après la tentative ratée, quand Ines Madani s’est, elle, tournée vers un autre projet terroriste.

Enfin, maître Ouhioun espère que le tribunal tiendra compte de l’évolution d’Ornella Gilligmann depuis 3 ans en prison, où elle est impliquée dans un programme de déradicalisation. « 25 ans, c’est un message contre-productif, ça veut dire que ni son parcours ni la honte et les remords qu’elle exprime ni son indéniable processus de déradicalisation ne comptent », conclut l’avocate.

► À lire aussi : Tentative d'attentat à Notre-Dame: ouverture du procès des «bonbonnes de gaz»

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