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Unesco / Arabie saoudite

L'Unesco reçoit à Paris une fondation saoudienne dirigée par un proche de MBS

Vue générale du siège de l'Unesco, à Paris, le 4 octobre 2017.
Vue générale du siège de l'Unesco, à Paris, le 4 octobre 2017. REUTERS/Philippe Wojazer

L’Unesco tient jusqu’à ce mardi 19 novembre son 11e Forum des jeunes à Paris. Parmi les 60 participants du monde entier, une jeune Saoudienne est reçue. Or une ONG de Washington appelle l’organisation internationale à stopper son partenariat avec la fondation MiSK, qui sponsorise cette représentante.

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Avec notre correspondante à New York, Carrie Nooten

L’ONG américaine Freedom Forward reproche à l’Unesco de ne pas remettre en question son accord-cadre de 5 ans avec MiSK alors que son secrétaire général, Badel Al-Asaker, vient d’être identifié par le Washington Post comme le commanditaire dans l’affaire d’espionnage des comptes Twitter des opposants au régime.

Le nom de Badel Al-Asaker est revenu aussi dans les jours suivant le meurtre du journaliste Jamal Khashoggi : les services secrets turcs affirmaient qu’il aurait reçu quatre coups de téléphone émis depuis le consulat saoudien à Istanbul.

À lire aussi : Assassinat de Khashoggi: un an après, Ben Salman «responsable», le crime impuni

Deux affaires, donc, qui mettent à mal la liberté de la presse ou d’expression.

« C’est très étonnant que l’Unesco ait un accord-cadre de plusieurs années avec la même organisation MiSK qui est au cœur de tellement de dossiers à charge. On ne sait pas encore si l’Unesco prendra la bonne décision et rompra ses liens avec cette association caritative factice de la dictature saoudienne, ou s’ils vont prétendre que tout est normal », commente Sunjeev Bary, le directeur de Freedom Forward.

Depuis l’affaire Khashoggi, de nombreuses organisations, méfiantes, ont rompu leurs liens avec MiSK, comme la fondation Bill & Melinda Gates, ou le groupe Virgin.

À l’Unesco, on parle d’incompréhension face à un tel émoi, alors qu’aucune condamnation formelle n’a été confirmée dans ces dossiers. Et surtout on affirme que la relation n’est pas des plus « dynamiques » avec MiSK.

Pourtant, Bader Al-Asaker posait il y a cinq semaines aux côtés de la directrice générale Audrey Azoulay dans les locaux parisiens de l’Unesco, si l’on en croit son compte Instagram.

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